Appendices, n° 3, C. — H. L,,t. XII, pr. n
Les biens « stables » ou « d’ancienne dot » de l’Église ne se composent que de ceux qu’elle a gardés en directe, et pour lesquels elle acquitte un droit d'amortissement. Les fiefs nobles ont été réduits plus encore, et par l’usage de lemphytéose, et par des aliénations où usurpations qui souvent aboutissaient à modifier la qualité même des fonds, à les changer en alleux « ruraux » !.
Enfin les deux groupes ont beaucoup souffert des assauts continuels que leur livraient les consuls. Aux mains de ceux-ci les livres d’estimes, les réparations de feux, les cadastres n'étaient pas seulement des armes pour la défense; ils s’en servaient pour l’attaque, « encadastrant » et taxant en conséquence force biens nobles et biens d’Église. Dans la sénéchaussée de Beaucaire 1ls classent au nombre des fonds ruraux tous les fiefs dont la noblesse n’est pas prouvée par des titres authentiques : or les possesseurs, très souvent, ont perdu ces titres?. Au Puy, quand un roturier acquiert une terre noble, elle est aussitôt soumise à la taille 3. Si des gentilshommes ont négligé d'accomplir leurs obligations militaires, s'ils se mêlent peu ou prou de commerce ou d’agriculture, les consuls s’empressent de les taxer « à raison de leurs héritages, comme les autres plébéiens » #.
On ne peut donner une idée de la variété des questions et des querelles qui s’agitaient entre les communautés et les personnes privilégiées. La proportion des biens ruraux aux biens non-contribuables est la résultante de ces efforts oppo-