Voir plus bas, IIIe partie, ch. Iv
6. Crues de 6 s. par quintal en oct. 1419 (Dognon, Les Armagnacs, etc., Loc eit., pp. 484, 502), de 15 s. en juill. 1422. (Arch. de Toulouse, AA 80, et 77. L., +. X, pr. n° 834, col. 2042.)
peut imposer ces crues sans avoir leur consentement’. Ils en maintiennent fermement l’assiette traditionnelle. La gabelle n’était pas en Languedoc l'impôt vexatoire et intolérable qu’elle fut en France, où le sel était réparti à la façon d’une taille, où le contribuable était obligé de prendre et de payer sa quote-part. Le cahier de 1365 et l’ordonnance consécutive portent que le sel ne sera « gabellé » qu’une seule fois : cela fait, les trafiquants auront liberté entière. Chacun en achetait à son gré, selon ses moyens et ses besoins?. Le Trésor ne gagnait guère à l’imposition de « crues » excessives, le renchérissement du sel faisant baisser à proportion le débit des greniers royaux.
Les « droits forains », ou taxes douanières, avaient aussi en Languedoc apparence de subsides : on les appelle parfois des aides, juvamina ; tous trahissent par quelque endroit l'influence des communes et quelques-uns sont leur œuvre.
Elles se sont occupées avec passion des questions CommerCiales; car la richesse du pays dépendait de son trafic. Il produisait en abondance le vin et l’huile. Il'était presque seul à cultiver le safran et le pastel, matière tinctoriale alors fort appréciée. Il fabriquait les tissus de laine. Ses ports furent longtemps les seuls que le roi possédât sur la Méditerranée. Il avait eu le monopole du commerce du Levant, de l’entrée des épices et des soieries; même après