‹ Les Institutions Politiques et Administratives du Pays de LanguedocChapitre 159 sur 293 · Flourac, Op. cit., pr. n° 30; 6 janv · texte numérisé non relu

Flourac, Op. cit., pr. n° 30; 6 janv

348 bis L'ADMINISTRATION ROYALE.

vie politique du pays. Il ne suffit pas de dire qu'ils ont pu les réunir : en fait, ces assemblées ne se tenaient guere qu’en leur présence, ou devant leurs conseillers, presque jamais devant le roi. Deux fois seulement, en 1351 et 1363, Jean le on, passant en Languedoc, y assista en personne’. Les communautés n’ont eu de rapports avec Charles V qu'indirectement, par quelques rares « ambassades »?, Sous Charles VI elles se réunissent à Lyon, puis à Paris, en août 1383 et février 13843, en présence du roi ou de ses officiers. Elles envoient des députés aux États de Paris, d'avril 1411 #. Déjà les voyages en cour sont plus fréquents, parce que le duc de Berry ne gouverne pas toujours le pays et qu'il n’y réside point. Les villes s’accoutument donc à s'adresser par délégations au Conseil royal. Mais durant l'administration du comte de Foix, c’est encore le gouverneur de qui l’influence prévaut auprès d'elles.

Charles VII, sous lequel renaissent les assemblées d’États, les tient lui-même autant qu’il peut, huit fois sur vingt-neuf de 1420 à 1440, et les convoque devant lui plus souvent encore qu’il ne les tient. Par ce moyen, et par d’autres qui seront décrits à leur place, il tàächait de les soumettre à son action directe, de les faire passer de l’autorité du gouverneur sous la sienne. Encore n’y parvint-il complètement qu'en 1440. |

En attendant, durant un siècle, ce sont les lieutenants généraux qui font et défont, qui donnent et refusent. Les ordonnances des comtes d’Armagnac et de Poitiers, celles

1. L'assemblée de 1351 à eu lieu le 9 janvier, à Montpellier. (Arch. de Toulouse, AA 35, n° 83. — 77. L., t. IX, p. 624.) Celles de janv. et d’avr. 1363 ne comprenaient que les États de la sénéchaussée de Nimes. {Append., n° 2.)

2. Deux de ces « anadas de Fransa » sont certaines. L'une a eu lieu en avril 1371 (Arch. d'Albi, Comptes, CC 152, fos 37 vo, 58 vo, 64, 68 vo, 70), l’autre, dont il sera plus loin question, en mars-avril 1380.

3 Sur cette seconde assemblée, sorte d’(ambassade », voir Arch. d'Albi, BB 17,4

fe 23 vo, et Arch. de Toulouse, Comptes, 1383-85, f° 14. — Cf. Append., n° 2,

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