‹ Les Institutions Politiques et Administratives du Pays de LanguedocChapitre 167 sur 293 · L.,t. X, pr. n° 585 ; 24 févr · texte numérisé non relu

L.,t. X, pr. n° 585 ; 24 févr

2, De Gaujal, Ét. hist. sur le Rouergue, t. II, p. 216. — Cf. Bonal, Comté et comtes de Rodez, 1885, in-80, p. 388.

3. H. L.,t. X, pr. n° 604; 19 mars 1375. Ce texte est des plus remarquables. —

Le duc avait acquis ou acquit par la suite la baronnie de Lunel.

360 bis L'ADMINISTRATION ROYALE.

et officiers en leurs noms, sans ce qu’ils octroyassent à aucun en nostredit royaume ni en aucune partie d’icelui puissance de lieutenant .. ». Charles V, dès qu’il peut le faire, révoque tous ses lieutenants de Languedoil?. Depuis ce règne jusqu’à celui de Louis XI, il n’y en a plus dans la France proprement dite que çà et là, rarement et de façon temporaire 3. Ils se sont au contraire succédé régulièrement en Languedoc, parce que la royauté n’a pu se passer d’entretenir en ce lointain pays une vice-royauté qui lui fit pendant, qui fût en état d’y remplir les fonctions dont ellemême s’acquittait directement en Languedoil.

Bien souvent les gens du pays ont eu moins encore que les rois à se louer de leurs gouverneurs. Au xvi° siècle, par un singulier oubli du passé, ils rangeaient avec orgueil parmi leurs privilèges celui d’être gouvernés par des princes du sang #; mais, lorsque pareil honneur leur était échu, ils avaient supplié le roi d’administrer désormais sans intermédiaire. En avril 1380, après les soulèvements parmi lesquels se termine l’administration du duc d'Anjou, les députés des communes exposent au roi les maux que les habitants du pays ont si longtemps endurés : « Qu’il daigne, disent-1ls en premier lieu, relever les trois sénéchaussées des frais et dépens qu’entraineraient l’état et la présidence d’un grand seigneur ; qu’il les pourvoie plutôt de quelque capitaine, noble et bénin, qui ne s’occupe pas d’autre chose que de faire la guerre et de défendre le pays ».

Les communes, qui s'étaient opposées de toutes leurs

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