Voir Appendices, n
4. En avril 1880, point de capitaine général, mais cinq «réformateurs » (Ord., t. VI, p. 467. — Cf. les lettres citées, du 25 avril 1380), que les Comptes d'Albi nomment « los senhors governadors de Lengadoc ». (CC 155, fo 7, 37.) En mai 1389, commission analogue; autre, de janv. 1890. (Voir plus haut, p. 343 Dis.) A partir de sept. 1391, les « generals reformadors » qui en font partie sont qualifiés de « los senhors del cosselh del rey.. e governadors del pais de Lengadoc » (Arch. de Toulouse, Comptes, 1390-1391, fes 74, 62, etc. — Cf. Ord., t. VII, pp. 153,
. n. a, 452, 464, n. e, 518). De même les membres de la troisième commission, - celle de déc. 1391. Les deux dernières ont pour chef Pierre de Chevreuse, qui
prend le titre de «général gouverneur de toutes finances ès pays de Langucdoc
361 Pis L'ADMINISTRATION ROYALE.
choses ne se passent pas autrement à la mort du duc de Berry (1416), après la retraite du comté de Foix (1420), puis en 1436, au décès du comte?. De sorte que jamais les rois n’ont administré réellement « sans moyen », uniquement à l’aide de leurs sénéchaux et officiers ordinaires. Les membres du Conseil se couvrent du nom royal, l’empruntent dans leurs lettres; mais ils agissent à leur guise. D’ailleurs ces gouvernements improvisés duraient peu, un an, quatre ans au plus. Un seul, où le maréchal de Sancerre figurait comme capitaine général, a fonctionné près de douze ans, de 4389 à 1401, non sans éprouver en chemin des modifications nombreuses.
Il a fallu souvent que la royauté usàt de prudence à l'égard des gouverneurs, et qu’elle attendit l’occasion propice : ainsi Charles VII dans ses rapports avec Guillaume de Champeaux, évêque de Laon. L’évêèque n’a jamais eu le
et duchié de Guyenne ». (4. L., t. IX, p. 958; 20 juill. 1391. — Cf. Comptes d’Albi et de Toulouse, 1391 et 1392, passim.) Chevreuse est mort dans les premiers jours d’oct. 1393 (Ménard, t. III, pr. n° 27), et le Conseil ne paraît pas lui avoir survécu, du moins sous cette forme. Le maréchal de Sancerre lui avait été associé en qualité de « capitaine général », titre qu’il possédait avant la destitution du duc de Berry (71. L.,t. IX, p. 937) et qu’il garda jusqu’au temps où le duc fut rétabli dans sa lieutenance. Le maréchal, devenu connétable, est qualifié de « capitaneus et gubernator », etc., dans un mandement du 20 janvier 1401. (Bibl. Nat., Languedoc, 88, f° 4.)