Ibid., col
3. Arch. de Toulouse, AA 36, n° 14. Mandement royal du 22 mai 1367, réglant les conditions selon lesquelles seront perçus l’imposition de 12 deniers pour livre, le treizième du vin et autres subsides, qui « »wper fuerint nostra auctoritate ordinata levari ». — Les aides ont été établies en Quercy dès la fin de l’année 1369 (Æ. L,, t. IX, p. 811, n. 7), en Rouergue vers 1376. (Rouquette, Le Rouergue, etc., pr. n° 32.) — Toutes les villes de quelque importance avaient obtenu leur part du produit des aides : Montpellier 1/3 (Bibl. Nat., fr. 20582, nos 64 et suiv.), Albi (CC 158, fo 57. CF. CC 78, 79) et Toulouse (AA 36, n° 31) 1/4, Limoux 1/6 (Arch. de l’Aude, liasse Limoux, 24 mai 1371), ainsi que Beaucaire (Z. L., t. X, pr.
n° 614), Le Puy (ibid.,t. IX, p. 824, n, 6), etc. — Cf. ibid, t. X, ne 605, art, 8.
365 bis L'ADMINISTRATION ROYALE.
Ces impositions procédaient uniquement de la volonté du roi. Aussi n’ont-elles été perçues et gouvernées que par ses fonctionnaires. Dès le principe, elles sont organisées en Languedoc exactement comme en Languedoil. Dans chaque « cité et diocèse » deux ou trois élus les afferment et en perçoivent les émoluments !. Un trésorier général exerce la direction supérieure, centralise les recettes, reçoit et fait acquitter les ordonnances de paiement.
Ces fonctions ont été remises à Pierre Scatisse, ancien receveur de la sénéchaussée de Nimes. Scatisse est un homme remarquable, et par ses qualités personnelles, et par les charges qu’il a remplies. Son nom est attaché aux origines de l’impôt royal en Languedoc. Il avait dès le mois de juin 1356 l'office de trésorier de France?, qu’il échangea dans les derniers jours de mai 1371 pour celui de maître en la Chambre des comptes 3. Mais il paraît avoir possédé Pun et l’autre à titre extraordinaire, étant pour ainsi dire hors cadre. Il n’est pas nommé parmi les personnages qui ont occupé, de 1356 à 1371, les trois postes — fort élevés — de trésoriers de France. On ne voit point qu’il ait agi précisément en cette qualité; car s’il est vrai qu’il a exercé en Languedoc quelques-unes des fonctions que comportait cet
1. Arch. d'Albi, CC 71; 7 sept. 1362. Texte portant que les consuls d’Albi de l’année précédente ont reconnu devoir « discretis viris Galhardo Golferii, burgensi Albie, et Pontio Vierna, campsori, et Petro Donadei, mercatori Albie, ut olim deputatis auctoritate regia in civitate et dyocesi Albie ad regendum, gubernandum et levandum impositionem impositam per regiam magestatem super sale, vino et aliis mercaturis et victualibus ratione redemptionis persone domini nostri regis, VIIIxx franchos auri, quos de pecunia regia impositionis predicte dicti olim deputati dicti consulibus.. mutuaverant ». Il est fort possible que l’un des trois élus fît fonction de receveur (Cf. Ord., t. III, p. 436). Sous Charles VI il y avait trois élus dans la plupart des diocèses. (Arch. d'Albi, CC 96. Mandement des élus d'Albi à deux sergents royaux, 29 août 1404. — Arch. de Toulouse, AA 46, n° 50; 6 mai-7 août 1407, etc.)