Ménard, Op, cit.,t. II, pr. n° 95. — Cf. n
3. Il est qualifié de trésorier de France dans un mandement royal du 24 mai 1371. (Arch. de l’Aude, liasse Limouæ.) Il s'intitule maître des comptes le 7 juin suivant, (Arch, d'Albi, CC 78.)
office, devenu maître des comptes, il n’en a pas moins continué de les remplir jusqu’à sa mort, arrivée en 1378 !. Scatisse a donc présidé depuis 1361 à l’imposition et à la recette des aides de la délivrance?. Il en a été le trésorier général, comme d’autres l’étaient en France. « Trésorier » signifie également « receveur »; mais alors les deux fonctions commencent à se séparer. Scatisse ne s’occupe pas de réunir les fonds; il ne les garde pas entre ses mains; il ne paye pas lui-même 3. Ces opérations, depuis 1867, sont confiées, ici comme en Languedoil, à un « receveur général des aides » qui est subordonné à Scatisse et paye sur ses mandements #. De 1372 à 1378, le receveur général de l’imposition de 12 deniers pour livre et du treizième du vin fut, par ordre exprès du roi, Jean le Juif, trésorier de la sénéchaussée de Toulouse. En outre, par lettres royales du 9 août 1368 6, Scatisse acquiert la juridiction souveraine des aides, soit dans les cas contentieux, dont il peut commettre
1. Quoi qu'en ait dit M. Vuitry (Rég. fin. de la France, t. Il. p. 586) l'autorité des trésoriers de France n’a point cessé de s'exercer en Languedoc. (Z. L.,t.X, pr. n° 478, c. 1238.) Mais il est vrai que, durant la seconde moitié du xIV° siècle, il y a eu presque continuellement dans le pays un personnage dont la dignité était relevée par ce titre. Ainsi, après Scatisse, Philippe de Saint-Père, qui réside dans le Midi de 1371 à la fin de l’année 1374 (Arch. de Toulouse, AA 5, n° 168, d’Albi, CC 79, 81; cf. Ménard, t. Il, pr. n° 2), peut-être davantage, et qui est au nombre des trois trésoriers de France. (Ord., t. V, p. 454.) Mais ce n’est pas à ce titre qu’il agit, non plus que dans les années 1383-1386 (Ménard, t. III, pr. n° 13, p.53, et n° 18), et 1389 (ZZ. L., t. X, pr. n°5 712, 718), où il apparaît de nouveau en Languedoc. Jean Chauchat, receveur général des aides, s'appelle aussi trésorier de France à partir de juin 1386. (Arch. de Toulouse, AA 8, n° 74.)