A, L.,t. X, pr. n
367 bis L'ADMINISTRATION ROYALE.
ral!. En novembre, aux États de Toulouse, il semble que le duc se réserve de pourvoir à cette charge, et même de nommer les trésoriers de sénéchaussée?. En effet, en novembre 1372, Étienne de Montméjan est dénommé « receveur général des impositions et subsides pour les frais de la présente guerre ». Évidemment des attributions aussi amples, aussi stables ne lui sont pas venues de l'initiative des communautés. Enfin Ambroise Bech, trésorier de la sénéchaussée de Carcassonne, devient en 1377 « général [receveur] de toutes aides et finances ès parties de Languedoc ». Il est le « receveur général de monseigneur le duc » et, nommé par lui, reste en charge jusqu’à son départ du pays#. Deux points sont à considérer : le premier, que ce fonctionnaire relève uniquement du lieutenant général; le second, que la recette des aides et celle des deniers d’octroi lui sont également remises. Ce sont des revenus que l’on s’habitue à confondre sous le nom de « finances royaux ».
Alors en effet s’unissent et se mêlent deux organisations autrefois séparées. À l’administration des subsides, dont il s’est rendu maître, le gouverneur emploie le personnel de l'administration des aides. A partir d'avril 1369, Scatisse, général des aides, est au service du duc d’Anjou. Il « pourchasse la finance » en compagnie de quelques membres du Conseil ducal5ÿ. Il administre à la fois les aides royales et les subsides de guerre. Les deux fonctions se trouvent join-