‹ Les Institutions Politiques et Administratives du Pays de LanguedocChapitre 179 sur 293 · Ibid., CC · texte numérisé non relu

Ibid., CC

4. Ibid., AA 44; lettres cit., art, 13. — Rouquette, Op. cit., pr. n° 34; 3 mai ÉYCROOS : PS PE PR: CS pr. ne 626, etc. — Ménard, t. III, pr. n° 6; 21 avr. 1379.

5. Ménard, t. Il, pr. n° 2. Journal de Scatisse (1369-1374). Le choix de ce personnage est significatif, C'était l’homme le plus apte à « vaquer aux besoignes du fait de la guerre » sans trop déplaire à ses concitoyens de Languedoc dont il avait la confiance. (Voir plus haut, p. 273, n. 1.)

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tes. Jean Perdiguier, successeur de Scatisse, hérite de l’une et de l’autre t.

Ces innovations étaient des plus profitables au lieutenant général. Elles lui permettaient d'étendre son pouvoir sur les subsides au détriment des Etats, et sur les aides aux dépens de l’autorité royale. Le duc d’Anjou, surtout à la fin de sa lieutenance, a sous la main le corps des fonctionnaires des aides de qui Charles V avait entendu se réserver l’obéissance. Il dispose du produit de l’impôt aussi bien que des agents qui le perçoivent et le gouvernent.

Le duc s’est emparé de la gabelle encore plus aisément. Les communautés réunies à Carcassonne, en février 1365, lui avaient accordé pour un an, à partir du 1° mars, le revenu, mais non l’administration de l’impôt du sel?. L’année suivante, aux quatre gros par quintal qu’elles octroyaient de nouveau, elles ajoutèrent un gros à leur propre bénéfice à. Le terme de l'octroi échu (1% mars 1367), la gabelle devait prendre fin. Le duc n’en donna pas moins ordre qu’elle continuât d’être perçue, non aux conditions convenues, mais sous sa main, par ses agents, et tout entière à son profit. Cette usurpation, puis une seconde ont sans doute engagé les villes à se dessaisir de droits qu’elles ne pouvaient plus exercer. En février 1369, elles cèdent la gabelle au lieutenant général. Elles la lui donnent à « tenir, gouverner et régir par lui-même ou en son nom# ». Elles ne gardent pour elles que le cinquième gros 5 et la propriété de l’impôt

1. Jean Perdiguier allait imposer sur les habitants de Montpellier un subside que le duc d'Anjou leur réclamait, quand il périt dans une émeute, avec le chancelier et plusieurs membres du Conseil ducal. (Æ. Z., t. IX, p. 885.)

2. Bibl. Nat., lat. 9175, fo 74, — 71. L.,t. X, pr. n° 517. — Mascaro, Lo libre, etc. dans le Bullet. de la Soc. archéol. de Béziers, t. I, p. 93 : « Aquel an dessus dich, MCCCLXV se comenset ad empausar la gabela de la sal ».

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