Ord., t. VII, p. 228; t. VIII, p
2. Voir plus haut, p. 352, n. 4, et cf. Arch, de Toulouse, AA 5, n° 326; AA 46, nes 31, 35, 38, etc.
3. Ibid., AA 46, n° 38, 45. Ces généraux étaient Girard du Puy, Junien le Fèvre et Pierre Bussière, réformateur en 1408.
4. Jbid., AA 37, n°8. — Ord., t. IX, p. 82. C'était Pierre de Montagu, Pierre de Pérols, réformateur en 1403, Léger Sabous, futur évêque de Gap, Pierre Neveu, maître des requêtes du duc de Berry, réformateur en 1403, « général conseiller sur le fait des aides » à la même époque, plus tard évêque de Lavaur (janv. 1408) et d’Albi (sept. 1410). Le duc de Berry les confirme dans leurs fonctions, le 10 juin 1407. (Bibl. Nat., Languedoc, 88, f° 50.)
5. Ord., t. IX, p. 457. — Bibl. Nat., Languedoc, 88, fo 77. C'était Pierre de Pérols, Léger Sabous, Jean Audri et plus tard, en 1411, Jacques Corraud, ancien « trésorier général » du duc de Berry, receveur en Languedoc (1388), réforma- - teur en 1403. \
6. Bibl. Nat., Languedoc, 88, f0 135. C'était l’évêque de Gap, Jacques Corraud, Nicolas Potin. Restaient, en 1418, l’évêque de Gap et Hugues Comberel. (Arch, de Narbonne, AA 180.)
372 bis L'ADMINISTRATION ROYALE.
Dans cette institution encore mal assise on démêle quelques traits essentiels de la future Cour des aides. Bien qu’ils ne soient pas sédentaires, les généraux de la justice ont à Montpellier un auditoire, un local où ils se réunissent. Ils sont pourvus d’un greffier !. Près d’eux siège un « procureur général sur le fait des aides et autres finances? »., Un des généraux, Léger, évêque de Gap, s'intitule « président de la justice des aides? ».
Grâce à l’autorité du gouverneur qu’ils représentent, 1ls jugent en dernier ressort, brièvement, car la rentrée des fonds ne souffre point de retardk, à la façon des réformateurs dont les fonctions leur sont familières. Le général des finances garde parmi eux une large part d'influence. Les provisions de 1401 portent qu’ils ne pourront procéder sans un conseiller des finances : disposition qui a été conservée. Dans le Conseil du gouverneur les fonctionnaires des deux catégories se rencontrent et s’entr’aident. Évidemment les généraux de la justice donnent leur avis sur les questions financières. Ils s’occupent d'imposer et de faire rentrer les subsides. I1s mettent les fermes aux enchères. Mais juger est plutôt leur fait : le principal de l'administration revient au général des finances.
Des deux charges, celle-ci était la plus importante. Tout le mouvement des fonds s'effectue par l’intermédiaire du général qui la remplit. A lui s'adressent les ordres de paiement. Il les expédie au receveur général, avec l’indication des recettes particulières sur lesquelles celui-ci doit y pourvoir. Seul en effet il peut examiner les « états » des officiers comptables, receveurs, grénetiers, maîtres des monnaies,