‹ Les Institutions Politiques et Administratives du Pays de LanguedocChapitre 184 sur 293 · Ord., t. X, p. 205; 6 mars · texte numérisé non relu

Ord., t. X, p. 205; 6 mars

3. I. L., t. IX, p. 1041. — Sur tout cela, voir aussi t, X, note XXXIVv.

4. La Cour des aides de Montpellier a toujours conservé un « style » ou procédure spéciale fort expéditive. (Fontanon, t. II, pp. 758, 821.)

maitres des ports et passages, et savoir à tout moment quels sont les fonds dont ils disposent. Il est en quelque sorte la main par laquelle le gouverneur ou le roi puisent dans le budget du pays. Enfin bon nombre de subsides sont répartis par ses soins,

Aussi le duc de Berry réservait-il des attributions aussi délicates à ses propres serviteurs, au sieur d’Alègre, son chambellan, ou bien à ses trésoriers généraux, tels que Martin Gouge, évèque de Chartres, qui succéda au sieur d'Alègre en avril ou mai 14051, et Macé Héron qui occupait déjà le poste en avril 141142.

Cette organisation, créée par le gouverneur et pour lui, s’est brisée après sa mort. Des deux parties qui la formaient, l’une a disparu pour longtemps, détruite par les guerres civiles qui ont amené la suppression des aides : il n’y a plus de généraux de la justice avant 1437. L'autre n’a repris que sept ans plus tard son ancienne forme : le 17 août 1423, Charles VIT rétablit en Languedoc des « généraux conseillers sur le fait de toutes finances », en première ligne son favori Guiilaume de Champeaux, évêque de Laon, président en la Chambre des comptes, puis Alexandre le Boursier et Jean de la Barre3.

L'institution était sous la main du roi; mais elle a pris un caractère différent sitôt que le comte de Foix a été remis, en qualité de gouverneur, à la tête du pays (1425). L’évêque de Laon tenait du roi seul ses pouvoirs : il n’était pas serviteur du comte; mais il devint son allié. Étroitement unis, appuyés sur le connétable de Richemont, ils ont augmenté leur puissance. En janvier 1427, à quelques jours de date, le comte obtient la plus complète autorité sur les deniers royaux ; l’évêque évince ses deux collègues et prend

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