‹ Les Institutions Politiques et Administratives du Pays de LanguedocChapitre 19 sur 293 · HI. L.,t. VIII, pr. n° 40, 1v · texte numérisé non relu

HI. L.,t. VIII, pr. n° 40, 1v

8. Les chevaliers de Narbonne habitaient la cité, non le bourg. A Toulouse, au xv° siècle, il n’y avait encore dans le bourg que trois familles de chevaliers, les Goyrans, les Pagèse et les Blasin. (Arch. de Toulouse, BB 5, fs 5, 6 ; ann. 1426.) C'étaient les « milites burgenses ».

4. Cabié, Chartes de la Gascogne, p. 26. ÉD des classes d'hommes à l’Isle-Jourdain : « Ex militibus, burgensibus et barrianis », etc. — Les habitants du castel sont nommés « caslas, caslans » dans beaucoup de chartes de l’Agenais

et de la Gascogne (Cout. de Prayssas, de Larroque-Timbaut, dans la Rev, histo-

rique de droit, 1860, p. 133, 1864, p. 140). — « Burgensis » peut aussi désigner un habitant du bourg par opposition à celui de la cité, « civis » : ainsi à Albi dès 1035. (H. L., t. V; pr. u° 205.)

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métier », ceux dont les maisons bordent la grande place de la ville, les « plassiers », platearii1.

Une autre expression, plus large et plus élastique, est celle de probi homines, prud'hommes. Elle s’applique indifféremment aux nobles, aux cleres, aux bourgeois, à d’autres encore?, mais, semble-t-il, uniquement à des hommes libres ,; quoique tel ne soit pas le sens intrinsèque du mot. Elle a changé de valeur selon les lieux et les temps. Peutêtre serait-elle assez exactement traduite par le terme de « notables ».

Les prud'hommes au xu° siècle étaient loin de former une classe nombreuse. En 1188 il y en avait 268 en tout dans la cité d'Albi, 445, puis, vers 1180, 476 à Carcassonne #, et dans les châteaux moins encore, 135 à Galvisson vers 11295.

Tous étaient des propriétaires fonciers. Les bourgeois possédaient beaucoup d’alleux, et l’on ne peut guère douter que la propriété allodiale, en se conservant, n’ait maintenu dans la condition libre les familles qui la détenaient. Ils avaient aussi des fiefs. On en voit qui s’intitulent seigneurs d’une terre, d’un lieu, comme les petits nobles dont ils diffé- “raient très peu 6. Ils ne portaient pas la ceinture de cheva-

1, Réglement pour Alais, de déc. 1294, dans le Bulletin de la Société. d’Alais, 1870, p. 346. — Cf. Mouynès, Znvent., Annexes de la sér. AA, n° 6. Peine d’un « bracier » qui frappe un homme 20 sols narbonnais, de « menestayrals » 50 &., de « borzes et totz homs de plassa » 100 s. (1210). Le mot « plassier » n’était employé que dans la région orientale du Midi. On voit que les bourgeois n'étaient pas les seuls habitants de la place.

2. La cout. citée de Moissac (1125) est donnée « ab autreiamen dels proshomes del meihs borc, 50 es assaber dels monges e dels cavalies et dels borzes ». — Cout. de l’Isle-Jourdain, de 1190, dans la Nouv. rev. hist. de droit, 1881, p. 643, art. 40 : « Si aliquis miles, vel alius burgensis, vel alius probus homo istius ville ».

3. D’Auriac, Histoire de l'ancienne cathédrale ct des évêques d’Alby, 1858, in-8, pr. n° 6.

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