LA CHAMBRE DES COMPTES
Des Chambres des comptes ont été installées en quelques parties du royaume plus tôt qu’en Languedoc. Mais aucune, en tant qu’institution royale, ne remonte aussi haut par les origines que la Chambre de Montpellier. |
En principe, tous les officiers ou commissaires qui avaient eu le maniement des deniers royaux devaient compter à Paris. Une section spéciale, composée de deux « clercs », siégeait dans la Chambre des comptes, afin « d'ouir » et d’apurer les comptes de Languedoc‘. Les États de 1419, ayant imposé une crue sur le sel d’accord avec le comte de Foix, étaient avertis par leurs délégués « daviser pour le temps à venir. Un jour, disaient-ils, voudra connaître le roi, notre seigneur, ou monsieur le dauphin, son fils et héritier, de tout le fait de la recette de ladite crue, et où et pour quoi elle a été baillée et employée, et c’est règle générale que de tout fait de finance ordinaire ou extraordinaire, en quelque manière que se lève, par autorité et licence du roi ou de son lieutenant, 1l convient et est expédient de rendre compte et raison en la Chambre des comptes?. »
vaux, charrettes, pionniers, bœufs, moutons, etc., solde de 50,000 hommes, augmentation de solde de nostre gendarmerie, décimes et dons gratuits... munitions, garnisons, estappes, fortifications et avituaillement des villes, deniers communs par octroys et impostz tant par nous que par les communautez, etc. » ; des procès relatifs aux ( débets et exécutoires de nostre chambre des comptes et autres exécutoires délivrés et ordonnés par les trésoriers généraux de nos finances... », aux « dons par nous faits, récompenses, assignations, gages, amendes adjugées par elle ou nostre Cour de parlement de Toulouse, fournissement de greniers et réformation de gabelles... »; des contrats entre fermiers munitionnaires..., associations pour le fait de nos aydes, munitions, impositions et gabelles ». Elle s’appellera « Cour de nos aydes et finances à Montpellier ». Elle comptera dix généraux conseillers et deux présidents. — Of. ibid., pp. 746-755, huit autres « déclarations » ou édits, de 1553-1559, en faveur de la Conr des aides.