Zhid., t. V, p
4. Zbid., t. VI, p. 180, 28 sept 1552, et Leg. de Mal mfant, t. VIT, p. 146, déc,
chaussée de Nimes trois vigueries et plusieurs bailliages f.
La vigilance des États ne peut empêcher qu’en 1529 l'unité de la sénéchaussée de Béziers et Carcassonne ne soit Compromise par l'établissement à Béziers d’un siège de sénéchal?. En 1552, le roi y met un présidial, ce qui revenait à peu près à la création d’une sénéchaussée nouvelle. En Lauragais, comté que possédait la reine, c’est bien une sénéchaussée, avec sénéchal et siège présidial, qui est établie aux dépens de celle de Toulouse (mars 4554)3. Un peu plus tard (octobre 1558), une autre toute pareille est érigée en Velay #. Les trois anciennes sénéchaussées se démembrent. On voit en quelques années se briser les cadres dans lesquels, trois siècles durant, le pays avait vécu, où s'étaient formés les États 5.
Les présidiaux, à peine installés, ont été remaniés, accrus, dotés d'organes annexes. En chacun d’eux, le juge-mage avait naturellement pris la première place6. Bientôt le roi le flanque d’un « président présidial », chef du tribunal, restreint, il est vrai, à des fonctions purement judiciaires,
1. D’Aïgrefeuille, ist. de Montpellier, t. I, pp. 573, 626, ete. — Arch. de la Haute-Garonne, sér. B, Édits, t. VI, pp. 105, 191. — D'Escorbiac, Recueil général des édicts, déclarations, arrests et réglements notables, 1688, in-f°, pp. 377, 384.
2. Arch. de la Haute-Garonne, C 2277, fos 399, 410, proc.-verb. nov. 1528, et sér. B. Édits, t. III, fo 215, 17 mai 1529, — Dès le début du xvI° siècle, le sénéchal de Carcassonne, afin de ne plus se rendre à Béziers, avait établi dans cette ville un lieutenant, chargé de connaître des appels. (Noguier, Rech. sur les ane. juridict., ete, dans le Bullet. de la Soc. archéol. de Béziers, 1877, 2e livr., p. 267.)
3. Arch. de la Haute-Garonne, sér. B, Édits, t. VII, fos 29, 56.
4, 1bid., f° 189. Les habitants du Velay, dès 1526, cherchaient à obtenir une cour particulière de sénéchaussée, (Zbid., C 2277, f° 343.) Le siège créé en 1558 a été supprimé peu après, puis rétabli en juin 1560 (ibid., sér. B, Édits, t. VII, os 224, 258, 260}, moyennant 31,480 livres payées par les gens du Puy. — Cf. Bibl. Nat,., fr. 16222, fo 26.
5. Les États se répandent en doléances sur la & division et éclipsement des sénéchaussées du pays ». Ils se refusent à tenir compte dans leur assemblée des sénéchaussées nouvelles et s'opposent aux efforts des habitants de Lauragais pour avoir un syndic. (Arch. de la Haute-Garonne, C 2279, fe 334 ; 2280, fos 142, 181 ve, 189.)