Isambert, t. XII, p. 796; t. XIII, p
5. Chacune contenait onze diocèses : celle de Montpellier les diocèses de Saint- Pons, Narbonne, Béziers, Agde, Lodève, Montpellier, Nimes, Uzès, Viviers,
Chacune possède un trésorier-général, un receveur général, plus tard un second receveur alternatif (1553)!, puis un contrôleur général (1555) 2.
L'organisation des présidiaux n’a brisé que le cadre des sénéchaussées. Celle des généralités est d’une tout autre portée. Les circonscriptions nouvelles accusent en effet la division du pays en deux régions, partage que la nature indiquait et que divers événements survenus au cours des guerres de religion ont rendu plus sensible encore. Or, dans l'ancienne monarchie, nul service n’est aussi favorisé que celui des finances. On lui rapporte tout, parce que l’État dépend de l’aisance et de l’activité régulière avec laquelle il fonctionne. La généralité, dont les limites se coafondent d'ordinaire avec celles du gouvernement, est déjà devenue sous François Il‘ la plus importante des divisions administives. Quand le pays en forme deux au lieu d’une seule, son unité reçoit une sérieuse atteinte. Assurément, cette unité persiste. Le pays reste uni comme gouvernement et ressort de trois Cours souveraines, sans parler du lien plus solide encore que lui procurent les assemblées d’États. Mais à cette époque le pouvoir central, toujours plus fort et mieux organisé, travaille à se substituer, soit au Parlement, soit au gouverneur. Dans la pratique il ruine d’année en année et
Le Puy, Mende; celle de Toulouse les diocèses de Toulouse, Lavaur, Rieux, Comminges, Montauban, Saint-Papoul, Carcassonne, Aleth et Eimoux, Mirepoix, Albi, Castres.
1. Fontanon, t. IL, p. 827; août 1553. — Un édit d’oct. 1554 rend alternatifs presque tous les offices des comptables (Zbid., t: II, p. 1137). Mais bon nombre ont été remboursés par les anciens officiers, par exemple en Languedoc les grénetiers et les contrôleurs alternatifs des greniers à sel, en sept. 1555. (Arch. de l'Hérault, B 349, fo 351.)
2. Fontanon, t. II, p. 831 ; févr. 1555, — Quant aux deux collecteurs établis en juin 1555 dans chaque recette générale pour poursuivre les comptables et fermiers en retard (Zbid., t. II, p. 887), les Biats les font supprimer, au mois de septembre suivant, dans l'intérêt des receveurs particuliers des diocèses. — Il est à remarquer que, malgré cette réorganisation, le très ancien office de trésorier du domaine subsiste dans chaque sénéchaussée.
leur puissance et la valeur eftective de la vieille circonscription qu’ils occupaient.