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LE CONSEIL, D'ÉTAT. 435 de Toulouse, et que les évocations énervatives de leurs privilèges cesseront et seront cassées, sans à icelles obtempérer ! ».
: H n’y a pas de niveau, de mesure certaine qui permette
# d'évaluer avec exactitude le flot montant des évocations ;
mais, sans Contredit, il s'élève sous François It" plus vite
à qu'autrefois, sans que la résistance des Parlements ni les
: ordonnances royales parviennent à le ralentir. Au temps du
chancelier Poyet, le Conseil privé entre en concurrence avec
le grand Conseil, et bientôt attire à lui toutes sortes d’af-
faires. Au lieu d’un ennemi, les anciennes Cours en ont
deux, dont le dernier venu sera le plus redoutable. En
: mai 1549, le Parlement de Toulouse pouvait faire une longue
énumération des jugements dont il était à ce moment
frustré ?. Une liste analogue, dressée en mars 1554, ne com-
prend pas moins de seize cas. Le Parlement se voyait arra-
cher sa juridiction pièce à pièce, moins en vertu d’articles
de lois que par l’usage quotidien. Resté de nom souverain, il passait effectivement à l’état de cour subalterne.
Les évocations ont été fréquemment données, même en
matière criminelle, au grand scandale du Parlement et des
États, qui voyaient les coupables s’assurer ainsi l’impunitéé#.