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Le 21 mai suivant, les pouvoirs de « certains » lieutenants généraux sont révoqués jusqu’à nouvel ordre comme exorbitants, obtenus par surprise, tendant à la diminution de autorité royale, à l'oppression du peuple‘. Le surlendemain une série de lettres viennent les confirmer et les renouveler ; mais aucune ne concerne le gouverneur de Languedoc, car c'était lui que l’on voulait atteindre.
Les provisions du successeur de Montmorency, — M. de Montpezat, un assez mince personnage, — ne ressemblent pas à celles des anciens gouverneurs. Elles indiquent qu’il aura la «totale charge et administration » du pays; mais, les premières, elles ne mentionnent et n’énumèrent expressément que des pouvoirs militairesè. Elles représentent donc un nouveau type, selon lequel quelques autres seront
rédigées : ainsi les provisions de M. de Burie, du 17 dé-
cembre 13546#. Elles éclairent et réduisent à leur valeur véritable les lettres qui s’écartent de cette formule, et qui reproduisent encore celle de mars 15265. Seules, en effet, elles expriment avec fidélité la conception que le gouvernement royal se fait du rôle des gouverneurs de provinces : il ne veut plus guère voir en eux que des chefs destinés à garder les frontières, qu’il convient de tenir à l'écart du pouvoir Civil.
L'administration des gouverneurs de Languedoc explique et révèle le déclin de leur autorité mieux que les textes offi-