‹ Les Institutions Politiques et Administratives du Pays de LanguedocChapitre 228 sur 293 · Voir plus haut, pp. 169 et suiv · texte numérisé non relu

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2. Compayré, Etudes hist., ete., p. 224; lettres de 1305 et de 1325, Albi. —

lequel l'administration royale, dès le règne de Philippe VI, a limité en permanence l’arbitraire des consuls !. Il ne leur a plus été permis de mettre des impositions à l'entrée et à la sortie des villes, à la vente et à l’achat, sans l’autorisation du roi ou de son lieutenant.

Une date décisive dans l’histoire des communautés est celle du voyage que Charles VI a fait dans le Midi en 1389.

Alors elles gisent à terre, criblées de dettes, accablées d’impôts, désorganisées. Sous le gouvernement des ducs d’Anjou et de Berry, les notables qui les régissaient ont fait face à d’incroyables exigences fiscales par les pires moyens, — emprunts forcés, saisies de la vaisselle d’or et d'argent, mise en gage des objets sacrés ?, — et surtout au moyen de tailles répétées 3 et d’ « impositions » sur les subsistances. De là tant de révoltes sanglantes de la part du menu peuple, puis des condamnations, des amendes écrasantes infligées à tous les habitants des villes coupables, indistinctement #.

De pareilles secousses étaient faites pour ébranler les institutions municipales et pour jeter sur elles le discrédit. Elles mettaient en pleine lumière les défauts qui leur étaient inhérents. Elles en exagéraient les facheuses conséquences. Le

Invent. des titres ct privil, etc., dans les Annales de la Société du Puy, 1850, pp. 606, 631, 692, 703, 717, 742. Le Puy. — Bibl. Nat. lat. 9175, fes 211, Beaucaire, 214, Lunel ; 9176, £° 200, etc.

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