‹ Les Institutions Politiques et Administratives du Pays de LanguedocChapitre 230 sur 293 · L.;t. X, pr. n · texte numérisé non relu

L.;t. X, pr. n

Maintes fois le fait se renouvelle. En 1402 et 1403 le duc de Berry fait prendre par ses commissaires les écritures et registres des villes, et par deux maitres des monnaies la vaisselle d'argent, les livres, caisses, poids et balances des marchands'. Au bout de trois ans les registres de Toulouse n'avaient pas encore été restitués, si bien que les capitouls, faute de leurs livres d'estime, ne pouvaient asseoir une taille?. En 1405 autre « réformation » : celle-ci coûte à la ville de Toulouse 4,500 écus d’or, à celle d’Albi 300, à Limoux 100, etc. 3.

On voit aussi, tantôt dans un consulat, tantôt dans un autre, les officiers royaux intervenir, spontanément ou à l’appel de quelques mécontents, se faire montrer les livres des consuls, vérifier leur gestion. À Toulouse les réformateurs de 1390 ont pris force précautions pour rendre ce contrôle facileÿ. [1 y devient quasi régulier, car le sénéchal ou le viguier assistent à la reddition des comptes du trésorier de la ville, et pourtant cette formalité annuelle n’exclut pas des inspections plus approfondiesé.

Aucune ville n’a été surveillée d'aussi près, ni régentée

1, Arch. d’Aïbi, CC 94, Missives des capitouls de Toulouse aux consuls de Carcassonne, et de ceux-ci aux consuls d'Albi, des 10 et 14 déc. 1408. Cf. Comptes, CC 162, fo 42. — Ménard, ZZist. de Nimes, t. III, pr. n° 35. — Arch. de Montpellier, Pièces extraites des minutes des notaires de la ville, lasse de 1404 : « Memoriale domino Johanni de Vitrolis, etc. ».

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