‹ Les Institutions Politiques et Administratives du Pays de LanguedocChapitre 248 sur 293 · SL · texte numérisé non relu

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sion de certains offices, sauf à rembourser eux-mêmes ceux qui les ont achetés !.

Les créations d’offices tournent donc en impôts, d'autant plus vexatoires que les charges abolies ne tardent pas à renaître. Les rois ne se soucient nullement de respecter les traités qu’ils ont consentis, généraux ou particuliers. Henri IT, dans une lettre jointe au contrat de 1555, a lui-même indiqué le peu qu’ils valaient à ses yeux : il n’y avait guère apparence, disait-il, que le contrat précédent (celui de 1544) conclu pour 100,000 livres, « deust tenir pour si foible somme », quand, à vendre les offices, on en eût tiré beaucoup plus ?.

Le pays n’est pas resté davantage à l’abri des emprunts royaux. Ni les rois, ni les gouverneurs au temps de leur puissance ne s'étaient abstenus d'emprunter en Languedoc. Presque toujours l'emprunt était forcé; mais c'était une espèce d'anticipation, une simple avance à laquelle les « bien aisés », officiers et gens d'église, notables bourgeois et marchands contribuaient à tant par tête, sauf à la recouvrer sur la plus prochaine taille. Les communautés n’empruntaient pas chez elles, sur les habitants, d’une autre façon que le roi. N

Dans la seconde partie de son règne Charles VII paraît avoir renoncé tout à fait à cette ressources. Louis XI y recourut assez souvent, empruntant d'office, mais de faibles sommes, et remboursant presque aussitôt les prêteurs au moyen d’une crue spéciale ou bien de la taille ordinaire.

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