Bibl. Nat., fr. 22405, n° 39 ; 4 févr
3. 1bid., RE 543, fos 21, 23. Exactement 57,765 1. 5 s,,au lieu de 33,458 1. en 1500, pour les vingt-deux docs de Languedoc. Certains diocèses, tels que Montauban, Rieux, Comminges n’appartenaient au pays qu’en partie. Néanmoins la décime de Languedoc s’est plutôt maintenue au-dessus qu’au-dessous du chiffre indiqué; car elle a été légèrement relevée sous François Ier. Pour quatre décimes, le diocèse de Carcassonne paye en 1528-1529 11,761 1. 15 s. 8 d., celui de > Nimes en 1546 14,192 1., au lieu de 10,940 et 13,832 1. qu'ils auraient dû supporter - selon le tarif de 1516. La décime du royaume monte alors à 400,000 1., tandis “qu’elle ne valait en 1516 que 379,651 1. 12 s. 8 d. — Le clergé de Languedoc ne
cesse pas de se plaindre de la « très excessive » imposition de 1516. Il payait en
effet près du sixième de la dîme totale. (Caseneuve, Chartes, p.168. — CAE:
t. XII, pr. n° 327. Mémoire de Fourquevaulx, 1574.) 4, Cah, cit, de nov. 1548, art, 4, d’oct, 1549, art. 2, etc,
d’endroits et, malgré les arrêts du Parlement, « la charité se meurt », les églises tombent en ruines.
Les “ne de Languedoc étaient contribuables à Péquivalent et aux tailles comme la campagne, le « plat pays ». Une seule ville importante, la cité de Carcassonne, avait joui de toute antiquité d’une immunité complète. Deux autres reçurent fort tard des immunités partielles : ainsi Toulouse depuis 1463 !, Narbonne à partir de 15332. La fiscalité royale n’en a pas moins inventé spécialement pour les villes une contribution qui se superposait à la taille, mais qui d’abord en différa beaucoup, la solde des gens de pied.
En Languedoc, sous Louis XI et sous Charles VIII, on s'était refusé énergiquement à soudoyer des troupes; on n’avait point voulu des francs-archers. Dans-une autre occasion les États s’excusèrent tant et si bien auprès des conseillers de Charles VII, qu'ils firent exempter le pays, par lettres en forme, de toute solde de gens de pied (5 août 1486) 3. François I°', après les avoir requis d’en équiper et d'en payer 2,000, reconnut implicitement ce privilège en les recevant à composition #.
Mais le gouvernement avait déjà trouvé un biais commode. Il s'était adressé à chacune des « grosses villes »,
1. Arch. de Toulouse, AA 3, n° 275. La ville payait au roi par abonnement une taille de 2,500 livres, D’ailieurs elle supportait l'équivalent et contribuait à tous les frais du pays. Sous Henri IT elle se fit exempter du taillon. (Zbid., AA 50, n° 41.)
2. Arch. de Narbonne, AA 112, fos 54 vo, 88. Narbonne jouit d’abord d'un rabais de 3,000 1. sur la taille, puis en 1549 elle reçoit exemption complète, même de l’équivalent. 11 faut ranger parmi les exempts quelques bourgs épars, peu importants, comme Baix-sur-Baix en Vivarais, Cordes en Albigeoïis, 62 villages des pays de Sault, Fenoilhèdes (dioc. d’Aleth), Haute et Basse Corbière (dioc. de Narbonne), qui avaient été ruinés par les Espagnols et affranchis en 1530. Il y en avait de cette sorte quelques-uns dans chaque diocèse.