‹ Les Institutions Politiques et Administratives du Pays de LanguedocChapitre 256 sur 293 · Caseneuve, Chartes, p · texte numérisé non relu

Caseneuve, Chartes, p

4. Ibid., fe 176; cah. de mars 1522. — Cependant, en oct. 1535, les États consentent, sur les remontrances du grand-maître, à imposer 30,000 livres pour habiller les 6,000 hommes de pied de la légion de Languedoc. (Arch. de la Haute- Garonne, CU 2278, fo 9; cf. fo 24.)

assez nombreuses dans le Nord, qui étaient franches de taille, en Languedoc à Toulouse et à quelques autres. Tantôt il exigeait d'elles un subside quelconque, sauf à le réduire après négociations : c’est ainsi que Toulouse, de 1512 à 1519, versa presque annuellement au Trésor royal de 4,000 à 8,000 livres', Tantôt il leur imposait une taxe déterminée, représentant la solde et l’entretien d’un certain nombre d'hommes : Toulouse, en 1522, paya 18,000 livres, pour solder 500 hommes durant 6 mois?. Aux doléanees d’une assemblée d’États qui prenait la défense de la ville et soutenait qu’elle n’était point ville franche, François I* répondait : « Où il y a quelque chose au pays de Languedoc concernant profit, ceulx de Toulouse se mettent du nombre; mais où il y a quelque chose concernant à charge, se disent estre exempts.. ». Paris, Rouen, Orléans, Lyon contribuent à la solde. « Il se faut ayder, non excuser, veu le temps » 3.

La solde a été de nouveau imposée en mars 1538, à raison de 20,000 hommes de pied, puis en février 1543, portée à 120,000 livres afin de payer 50,000 hommes pendant 4 mois. Dans le premier cas l’impôt atteignait uniquement les grandes villes, telles que Nimes, Albi; dans le second il s’applique à toutes les villes closes : son assiette est tellement

1. Arch. de Toulouse, AA 13, n°5 54, 36, 66, 86, 47. Sauf en 1514 et 1518. — Cf. ibid., AA 13, n° 170, 28 juill. 1524 (10,000 livres); BB 9, fo 61, 28 juin 1527 (4,000 livres), etc.

2. La ville avait été d’abord imposée à 1,000 hommes de en comme Paris et Rouen, c’est-à-dire à 36,000 livres. (Zbid., AA 13, n°$ 112, 114.) Elle obtint d’être traitée comme Lyon, Orléans, etc., villes de second ordre. (Zbid., n°5 114-120, et cab. cit. de janv. 1523, art, 12) Mais le roi ne la tint pas quitte à si bon marché. et lui redemanda 18,000 livres l’année suivante ; elle s’en tira pour 6,000. (Arch,

de Toulouse, AA 13, n° 152, 162, 163.)

+ 8. Cahier cité de janv. 1523, art. 12.

4, Soit 480,000 francs. La part de la généralité de Toulouse (Lyonnais, Forez et Beaujolais compris) fut fixée à 3,470 hommes, payables pendant quatre mois, à raison de 20,820 1. par mois; celle de Toulouse à 1,500 hommes, soit 36,000 1. en - tout, comme en 1522 (Arch. de Toulouse, BB 9, f° 300 vo); celle de Nimes à 400 hommes, ou 9,600 1, (Ménard, Iist, de Nimes, t. IV, p. 138); celle d'Albi à 200 hommes. (Arch, d'Albi, CC 118.) — Cf, cab, cit. de 1588, art, 4, de 1539, art, 2,

étendue qu’il prend l'aspect d’une taille, mais d’une taille inégalement répartie, distribuée entre les sénéchaussées, et non par généralités. La sénéchaussée de Beaucaire est taxée à 18,000 livres !, celle de Carcassonne à 12,000?; celle de Toulouse, où la plupart des bourgs s'étaient murés autrefois par crainte des Anglais, supporte tout entière, y compris ses annexes de Guyenne, 108,000 livres, la onzième partie de la solde totale 3.

Au taux ordinaire, la « subvention des villes closes » a coûté au pays plus de 100,000 livres par an. De 1543 à 1559 trois années seulement se passent sans qu’elle soit levée, à savoir 1547, 1549, 1551. Elle n’est diminuée que trois fois : d’un tiers en 1545, de la moitié en 1546, des deux tiers en 1550.

Dans la sénéchaussée de Toulouse, évidemment surchargée, on a cherché d’abord quelque soulagement en répartissant la subvention, le plus souvent qu’on pouvait, « à sol et livre » entre les terres, jugeries et diocèses ; on l’a assise également, et sur les villes closes, et sur le plat pays#. En outre, la sénéchaussée engageait de violentes discussions avec les deux autres, soutenait contre le pays et contre elles de coûteux procès. Elle a finalement obtenu en 1555 que la

1. Arch. de Toulouse, BB 9, fo 371. Le Catal. des Actes de François Ie, n° 12873, indique seule:nent le chiffre de 7,680 livres. Il est probable que la taxe dont il s’agit est celle d’une portion de la sénéchaussée,

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