Arch. de la Haute-Garonne, C 2279, fo 277; 2280 fo
2. Au contraire, le solliciteur du pays au Conseil privé, institué au XVI° siècle, reçoit un traitement de 200 livres
3. Voici quelques chiffres relatifs aux indemnités que reçoit le syndic général : au syndic de Vaux, 400 1. en 1502 ; 181 1. 5 s. pour avances et 175 pour vacations en janv. 1512; 793 1. à raison de 2 1. par jour en oct. 1514; 600 1 pour sept mois de vacations en nov. 1520. (Arch. d'Albi, AA 45. — Arch. de la Haute-Garonne, C 993, fo 35 ; 994, fe 28.) En sept. 1555 au syndic Durant 300 écus, puis 274 1, 48. (1bid., C 2280, fos 75, 223 vo.)
Toulouse ne touchait presque rien, hormis ses gages de 10 livres ; puis ses « vacations et avances » augmentent à tel point qu’en 1555, 1557 et 1558 les diocésains lui allouent jusqu'à 2,500, 4,200 et 3,000 livres. Les États, les assiettes ont donc fait de leurs syndics de vrais agents comptables, maniant de grosses sommes qu'ils fournissaient, dépensaicnt et dont ils rendaient compte devant l’une ou Pautre assemblée afin d’en être remboursés.
Autrefois rien de semblable : ce sont là des innovations dont on trouverait le point de départ sous le règne de Charles VIII. Elles indiquent un changement profond et continu dans les occupations des assemblées. Les États eux-mêmes deviennent, ainsi que les assiettes, un corps administratif, dont le syndic est l’agent. La monarchie les poussait dans cette voie. En se déchargeant sur les habitants du pays d’un grand nombre de services, tels qu’entretien des garnisons, fourniture d'étapes, de vivres, de charrois, réparations de forteresses, elle leur a laissé le soin d'y pourvoir et d'y veiller. Il s'agissait d'impôts nouveaux, dont quelques-uns se percevaient en nature, d'impôts employés sur place, pour la défense du pays, pour son bien immédiat ; il était naturel d'appliquer en pareil cas la maxime d’après laquelle ce que les gens de Languedoc prélevaient sur « leur substance » devait être perçu et administré par eux.
Les comptes des syndics permettraient, mieux que tout autre document, de voir quelle activité s’est ainsi dévelop- -pée dans le pays et surtout dans les diocèses. En effet ces fonctionnaires, sous les Valois-Angoulème, ne chôment plus un instant. |
Faut-il loger des garnisons? Les diocésains dont le tour est venu d'entretenir une compagnie envoient leur syndic vérifier le nombre des hommes d'armes, imposent les vivres nécessaires, examinent la gestion des « vivandiers » qu’ils ont nommés. C’est pour eux une lourde charge; les dépenses