‹ Les Institutions Politiques et Administratives du Pays de LanguedocChapitre 275 sur 293 · AN TETE · texte numérisé non relu

AN TETE

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Ne nous méprenons pas sur la valeur des succès qu'elle remporte : ce sont des victoires à la Pÿrrhus, qui n’excluent pas de lourdes pertes; telles quelles cependant, elles maintiennent debout, solide encore en apparence dans ses parties principales, la constitution du pays.

Enfin les doléances touchent à toutes sortes d’intérêts. Les États ne s'occupent pas seulement de conserver les privilèges ; ils traitent des questions d’ordre administratif, économique, sur lesquelles il n'existe entre eux et la royauté aucune opposition foncière de tendances ni de besoins.

Chaque année leur sont rapportés les fautes, les abus commis par les officiers royaux, depuis l'huissier et le sergent jusqu’au lieutenant du gouverneur et au Parlement de Toulouse. L'assemblée recueille les plaintes et les réunit en articles, qu’elle insère dans son cahier. Nul n'échappe à sa censure, et personne ne se soucie de l’encourir; car le roi sera averti, et le roi n’a pas avantage à tolérer les extorsions, les concussions, la négligence. Les États sont une

puissance avec laquelle tout fonctionnaire doit compter. Le

lieutenant de Montmorency, M. de Clermont-Lodève, triomphe auprès du gouverneur de l’attitude qu’ils ont prise au cours de ses démêlés avec le Parlement touchant la juridiction : La Cour, lui mande-t-1l, aurait voulu que le pays prît fait et cause pour elle; « mais tous les Estatz ont conclut qu'ilz ne se veullent empescher de la juridiction de la Court de parlement et vostre, et qu’ilz ont treuvé justice aux choses dont vous avez la charge! ». Comme 1l est responsable de la conduite des gens d’armes, il constate, en 1529, avec grande satisfaction, qu’il « n’a esté pourté contre eux une seule information aux derniers Estatz, ce que ne se veist il y a trente ans en Languedhoc. De quoy, ajoute-t-1l, je en ay bien voulu prendre acte et certiffication pour la vous

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