‹ Les Institutions Politiques et Administratives du Pays de LanguedocChapitre 36 sur 293 · Cout. citée de Tonncins-Dessous, art · texte numérisé non relu

Cout. citée de Tonncins-Dessous, art

6. Ce sont Ambialet, Nimes (jusqu’en 1208), Saint-Bertrand-de-Comminges, Alais et l'Isle-Jourdain (jusqu'en 1275), Pamiers (jnsqu'en 1340), Cuxac, Albi (jusqu'en 1357 et 1402), Lectoure et Raba:tens jusqu’au xvit siècle, Sainte-Gemme, Mauvesin, Foix. — Il était de règle que les syndics, représentant uniquement la communauté et tenant d’elle leurs pouvoirs, fussent nommés par tous les habitants,

liste de huit candidats, dont les habitants nomment quatre. Visiblement le pouvoir des consuls sur l'élection s’est accru dans la mesure où, bon gré, mal gré, le seigneur s’en désintéressait. À la fin du xim° siècle, lorsque le « parlement » d'Albi est convoqué à son de trompe afin de choisir les con suls, il se réunit dans la cathédrale, et c’est devant l’évêque que chacune des six gaches, appelée à son tour, en désigne deux". Au contraire, en 1397, ce sont les consuls qui mandent à la maison de ville un certain nombre de prud’hommes afin de prendre conseil sur le choix de leurs successeurs ?. En 1402, ils les nomment eux-mêmes 3.

Les choses ont dû se passer ainsi dans plusieurs seigneuries ; mais il faut admettre qu’en général le renouvellement des corps consulaires a reposé dès l’abord sur la cooptation.

Ce régime et la quasi-hérédité des fonctions qu’il favorise étaient conformes à l'esprit d’un temps où toute concession d’autorité était une sorte de fief, où viguiers, châtelains se perpétuaient en charge, où les bayles pouvaient nommer leurs successenrs #.

Il convenait aussi à la constitution aristocratique de la communauté seigneuriale. Il s’y trouvait assez peu de familles, qui fussent en état de remplir et de supporter les fonctions consulaires. Car cet honneur était un lourd far-

1. D’Auriac, 7Zist. des évêques d Alby, pr. n° 18, 22 (1269, 1285), et Compayré, Études hist. p. 168 (1321). — A Nimes en 1198 le « peuple » entier, ou la majeure partie, se réunit avec le viguier du seigneur pour créer les consuls. Ensuite « sont choisis cinq bons hommes de chacun des quartiers de la cité, soit vingt », qui choisissent les quatre consuls. (77, ZL,., t. VIII, pr. n° 98.) On ne voit pas comment sont choisis les cinq prud'hommes, pas plus que l’on ne voit comment chaque gache d'Albi procède à l'élection. C'était apparemment selon les règles fort compliquées dont les textes postérieurs offrent tant d'exemples, chaque ciasse, chaque corps de métier fournissant des électeurs et des élus en nombre fixe et très différent selon leur condition respective. — Cf. Arch. de la Haute-Garonne, sér. B; reg. d'appoint., 1424-25, fo 32. Récit d’une élection à Rabastene.

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