Ord., t. VIII, p. 634; déc
2, Buzairies, Cout. de Limoux, n° 5,
chal de Carcassonne, Guillaume de Cohardon, rend une ordonnance sur les consulats de la viguerie de Béziers; il en supprime un bon nombre; il défend d’en créer de nouveaux sans autorisation royale; enfin il règle les pouvoirs des syndics des communautés.
C’est là un épisode de la lutte engagée entre consulats et seigneurs, mais aussi le point de départ d’un nouvel ordre des choses. Grâce aux lettres du sénéchal, que le roi a confirmées, pénètre dans le Midi la doctrine autoritaire qui prévalait dans le Nord.
Les confirmations se payent; elles deviennent pour le fisc une source de bénéfices, que Philippe le Bel ne tarde pas à exploiter. Ses enquêteurs, Nicolas de Luzarches et Jean d’Auxy, en 1305 et années suivantes parcourent la viguerie : sont mis sous la main du roi, Comme émanant uniquement de l'autorité seigneuriale, les consulats de Clermontde-Lodève, de Monthlanc, de Gignac, d’Aniane, d’'Ouveillan, de Pérignan et divers autres, institués depuis l'ordonnance de Guillaume de Cohardon ?.
Mais ni le roi, ni ses agents ne s’en tiennent aux termes de l’ordonnance. Dans toute seigneurie qu’ils réunissent au domaine, en partie ou totalement, s’il se trouve un consulat, leur premier soin est de l’abolir, à quelque date qu’il remonte : ainsi vers 1302 le consulat de Limoux3, de 1307 à 1310 environ ceux de la cité de Narbonne, de Lautrec #, de
1. 7, L.,t: X, pr. n° 188 et 179,11. — Ord., t. XII, pp. 435 et 454; t IT, p. 197. — Ces pièces ne font que rappeler divers détails de l'ordonnance, laqnelle est certainement postérieure au mois de juillet 1269 (ZZ. Z., t. VIII, pr. n° 529), et antérieure à l’année 1278, où G. de Cohardon cesse d'être sénéchal.
2. Ibid.,et H. L.,t. X, pr. n° 137. Ces enquêteurs, en 1310, étaient encore en Languedoc. (Beugnot, Les Olim, t. III, p. 520.)