Rossignol, Monogr. commun. du Tarn, t. III, p
les consuls instituent, s’ils le jugent à propos, dans les différents lieux du territoire des « arrière-consuls », qui leur jurent fidélité justement dans les termes, où eux-mêmes prêtaient serment aux coseigneurs; sans leur autorisation, ces consuls subalternes ne pourront imposer des questes, ni rendre de jugements!. La formule du serment des consuls de Lattes prouve qu’ils occupaient une position analogue relativement à ceux de Montpellier ?.
Autour de Saverdun, de Villemur, de Montauban, de Castelnau-de-Montratier, etc., il y avait aussi des consulats dotés d’une certaine autonomie et cependant subordonnés au consulat principal. Nul doute que le mouvement n’ait été très général : au xiv° siècle il se manifestait jusque dans les petites seigneuries, comme celle de Fenouillet, près Toulouse. Le château de Fenouillet avait des consuls en 1294; moins d’un siècle plus tard, le lieu peu distant de Gagnac, qui dépendait du château, en reçut deux à son tour #,
Les forains ne se sont pas contentés de ces avantages. Pour les avoir acquis, ils n’échappaient nullement aux obligations qui leur déplaisaient le plus : ils restaient comme autrefois soumis à la juridiction de la cour de la seigneurie; ils payaient les impôts que les consuls de la ville capitale avaient décidé d’asseoir. Leurs villages n'avaient pas été séparés de la communauté mère en devenant consulats; mais, à ce titre, ils se trouvèrent préparés, mis en bonne posture pour s’en détacher tout à fait.
1. Cout. cit. d’Astafort, de 1304, art. 90. Lire ( far questas » au lieu de « farquailhas », qui n’a aucun sens,