XIV PRÉFACE
On sait combien, dans l’état des catalogues, il est encore malaisé d'explorer complètement les 20,000 volumes du fonds latin, les 30,000 volumes du fonds français et les fonds parüculiers. Pour les personnes qui habitent loin de Paris, la difficulté s'aggrave au point de devenir insurmontable, J'ai trouvé, souvent au hasard de la découverte, dispersés dans Îles manuscrits, une foule de documents ; 1l est probable que j'en ai omis davantage.
Aux Archives Nationales, je me suis borné à dépouiller les cartons des rois (sér. K) relatifs au xv° siècle, K 691 (Les États de Languedoc), et le registre X!* 9808 (Appointements donnés au Parlement de Toulouse en 1423).
Si nombreux que soient les registres et autres textes que la centralisation administrative a entassés à Paris, c’est de préférence au Midi qu'il faut demander son histoire.
J’ai eu à ma disposition, grâce à l’insigne bienveillance de MM. les archivistes Baudouin et Roschach, les Archives de la Haute-Garonne et celles de la ville de Toulouse.
Les premières m'ont fourni, notamment, les procès-verbaux des États de Languedoc à parür de 1497 et 1501 (GC 2276 el suiv.), les registres des assiettes du diocèse de Toulouse depuis 1486 (C 992 et suiv.), dans lesquels abondent des pièces d’un intérêt plus général que les assiettes elles-mêmes : lettres royales, frais et cahiers des Etats, privilèges obtenus, ete. La série B, composée des Archives du Parlement, comprend deux parties : les registres d’£dits royaux et