Rossignol, Monogr. des comm. du canton de Lautrec, p
2. D’Aubais et Ménard, Pièces fugitives, 1759, 3 vol. in-4e, t. IT, p. 64. — Sur le Velay, voir dans Médicis, Chroniques, t. II, p. 87, une note de l'éditeur, M. Chassaing.
3. Ces fiefs sont souvent distingués des autres dans les lettres royales relatives aux francs fiefs. Ainsi les habitants de Toulouse peuvent acheter des terres aux nobles sans payer finances, pourvu qu’elles soient ( sine feudo, jurisdictione et justitia » ; cette réserve est supprimée en faveur des capitouls. (Lafaille, Annales, t. I, pr. pp. 57, 107.) — On la retrouve à Béziers, Caussade, Saint-Antonin (Ord., t. V, pp. 302, 284; t. VI, p. 499), Villefranche-de-Rouergue.
4. Arch. de la Haute-Garonne, C 1544, 1545. Les biens communaux montent à 3030 arpents, Toulonse, ville et banlieue, n’est pas comprise dans ce dénombrement.
5. Aussi est-il souvent difficile de savoir si telle famille est réellement noble, et
à quel moment elle l’est devenue. — Cf. Lacoste, Hist. du Querey, t. II, p. 451, L3
se fait créer chevalier par un baron, par un évêque. Phihppe IV, il est vrai, ne permet plus à personne de conférer la noblesse!; il veut être seul à la vendre, comme les consulats; mais C’est un monopole, dont les rois et leurs lieutenants ont usé aussi largement que les barons avant eux.
On lit sur la plupart des listes de consuls et de capitouls de Toulouse, Béziers, Narbonne et autres villes importantes des noms bourgeois, précédés de la mention « noble » : à Montclar, en 1267, noble Pierre Agasse; il est possesseur d’un fief, sur lequel il a créé la bastide de Saint-Urcisse?; à Béziers, en 1436, noble Jean Fabre, bourgeois ; à Montpellier, en 1456, noble Michel Teinturier, etc. Tous ont acheté des biens nobles ; ces anoblis sont légion. Ils restent néanmoins engagés dans la commune, par suite dans le tiers état. Sans doute, nombre de familles achèveront d’en sortir, mais à la longue, après plusieurs générations. Abandonnant le sol nourricier qui leur avait permis de croître, elles iront partager le sort de la noblesse, et s’appauvriront à leur tour.
Selon les lieux, les progrès de l’« état commun » ont été plus ou moins rapides. Dans les pays pauvres ou sur la frontière, longtemps troublée par la guerre, le régime seigneurial n’a pas cessé d’être dur et parfois s’est aggravé. Les
7 sires de Calmont d’Olt (Rouergue) sont « gens terribles de guerre, tenans leurs paysans en grande crainte et subjection ? »; ceux de Mirepoix ont coutume d’user envers leurs sujets « de traitements rudes et sévères »; en Agenais les
1. À. L.,t. VILL, pr. n° 547; juin 1298. Enquête, et protestation des nobles et bourgeois. — Voir plus haut, p. 41.