‹ Les Institutions Politiques et Administratives du Pays de LanguedocChapitre 96 sur 293 · Bibl. Nat., lat. 9178, fe · texte numérisé non relu

Bibl. Nat., lat. 9178, fe

général, muni de tous les pouvoirs. Ce lieutenant devra tirer des sénéchaussées qu’il gouverne les troupes et largent nécessaires à les défendre. Il mandera près de lui les seigneurs et les communes, soit en armes, pour marcher contre les Anglais, soit en assemblées d’États, pour lui donner conseil et lui fournir des subsides. Spontanément, le comte d’Armagnac réunit à Moissac, en 1346, les villes de Languedoc". En mars-avril 1356, elles comparaissent à Toulouse par ordre du roi et devant ses commissaires?. Mais, après la défaite et la prise de Jean le Bon, ce sont presque uniquement les lieutenants généraux qui vont convoquer et tenir les assemblées : ainsi les comtes d’'Armagnac, de Poitiers, le maréchal d’Audrehem, le duc d'Anjou sous Charles V, etc. Par le concours d'efforts qu’ils ont provoqué pour la défense commune, les lieutenants ont ajouté aux liens qui unissaient les sénéchaussées du ressort un lien plus fort qu'aucun autre : il ne s’agit plus alors d’une entente volontaire et accidentelle entre les nobles ou les villes qui voudraient obtenir quelque confirmation de privilèges, mais d’une association habituelle, obligatoire, destinée à repousser un danger imminent, suspendu sur tout le monde.

. De la bataille de Poitiers au traité de Brétigny (17 septembre 1356-8 mai 1360) on compte onze assemblées ayant groupé trois sénéchaussées au moins, dont quatre où furent réunies de cinq à sept sénéchaussées : ce sont, pour s’en tenir à ces dernières, les États d’octobre 1356 et de mai 1358 (Toulouse), ceux de mars 1359 (Montpellier) et d’octobre de la même année (Carcassonne)3, États que dès lors on appelait « géné-

1. À. L,, t. IX, p. 597, On n’a aucun détail sur cette assemblée,

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