IV. - RACES ASIATIQUES
A. Magyars (Kumans, jasyges, Szekters) . 4,860,550
R. Arméniens . . . . f 15,990
G. Zingaris 00 Bohémiens 85,709
D. Juifs. • . « . 700,657
ToUl 36,398,354(2)
Ed défalquant de ce nooibre les Italiens des provinces cédées à la France par le traité de Zurich, et en se basant sur les données du recensement de et snr le mouvement moyen
(1) Surtout dans leTyrol: Plaiken, Ampczzn, Saint-Vigil^ Saint- l/^ric/i, ete.— La l4Qgoe4ei bab|UD(s du Frhul mêlée de vieni celle. Les ForojoHens sont au i)ombMS de 367,883 dans lerojanme Lombard-Véniiieu. Ils sont 48,840 en IstH^ à Triesteet dans le comté princier de Goritz-4indl8ca. (Voy. StatiH'Han^ûcMein, par le baron de Cxoernfg, ann< 1861 ) Ces chiffres sont ceux du recensement de 1857.
(2) J'al>rége beaucoup ce tableau. Voytz-en le détail dans la brocbnre (p. 54 et 59) annexée à la cane de A|.dj3 psoernig*
Je la j>aj)ulalion en Autriche, on peut affirmer que cet empire renferme actuellement trentesix millions d habitants appartenant à vingt et une races, nationalités ou tribus différentes, sans complei' leurs nombreuses subdivisions ( i)!
Le tableau que je viens de tracer donne lieu à d'importantes remarques.
Aucune de ces nationalités n'occupe exclU' sivcmmt un des territoires historiques de rempire, siceo*est les Allemands dans la haute Autriche» le Salzbourg et le Yorarlbcrg. Elles sont juxtaposées et souvent mêlées de la façon la plus bigarre, comme on peut s en assurer en jetant un simple coup d*œil sur la belle et savante carte ethno^rapiiique de M, de Czoernig. J'en donnerai plus loin une preuve parlante, en dressant la stiitistique des nationalités en Hongrie, en Croatie-Slavonie et en Transylvanie.
Les Allemands seuls sont répandus sur toute
la surface de lempire, soit à Tétat aggloméré,
(i) Ainsi, par exe mple, les Polonais se divisent en ff nsarpolaques, Garale$,Ma:uraques, etc.; les Moraves en llannaquet, Heraqueg, etc.; les Ruthènes en Uuzulety Boiquet^ LemnaqueSf etc.. etc.
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soit autrement. En consultant k carte ethnographique citée plus haut, et les excellentes cartes de population dessinées par M. A. Fic^ ker, on voit que la race germanique, est établie, depuis Passau, sur tontes les frontières de la monarchie et dans la vallée du Danube, et que sa tendance constante est d*enserrer tout le territoire de Fempire entre trois courants de colonisation, qui ont pour but commun la mer Noire,
Les Allemands forment la majorité relative de la population totale de Tenipire : huit millions.
Après les Allemands viennent successivement les Tschèques-Moraves-SIovaquès (6 millions), les Magyars (5 millions), les Ruthènes (2^50,000), les Romans de TËst ou Roumains (2,030,000), les Romans de l'Ouest ou italiens (2,550,000), les Polonais (;2 millions), les Serbes (1,400,000}, les Croates (1,500,000), etc.
Toutes ces nationalités se font réciproquement contre-poids. En Bohème et en Moravie, rinfluence des Allemands, en Gallicie celle des Allemands et des Iluthènes , neutralisent,, suffisamment pour la sécurité et Fintégrité de
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la monarchie, Vaction palitique de la race fais*
toriquement dominante.
Les pays hongrois (Hongrie proprement dite, Croatie, Slavonie, Transylvanie) se distinguent^ entre toutes les provinces de Pempire, par la variété de leurs populations. En voici un tableau complet» dont fai extrait les chiilres des documents officiels (1) :
(i) ReceDMment tu 31 ocu i857. Vojf. l^PM Manuel de âiatUtiquê pour ia numareMe ouinehUnne, par le haron de Czùomig, dté pins bant. l\ n'est pas tm compte de qaeU qaes nationsHtés, fnsigniflantes ici par le Bombre de |enrs
repré^^DUiUs, ni des ^uruisuos.
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