CHAPITRE III. — LES INTEGRAPHES
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crois que ni ses appareils, ni tous les autres antérieurs, ne peuvent donner dans cette direction des résultats satisfaisants (*).
(*) J'ai reçu de M. D. iNapoli, chef du laboratoire du Chemin de fer de ITst^ une lettre concernant mon étude, dont je publie un extrait : (c Permettez-moi d'ajouter à votre description des dilTôrents intégrateurs,
Fig. >l7.
quelques mots sur ce sujet dont je me suis également occupé. J'ai été chargé de construire un dérivateur et intégrateur de M. Mestre, que vous avez reproduit dans votre article, Lumière électrique j i885. Après quelques essais préliminaires, suffisamment concluants, je suis arrivé à la certitude que l'appareil, tel
18. Dérivation mécanique, — Le problème de la construction de la courbe diflerentlelle d'une courbe donnée est diflicile, sinon impossible à résoudre pratiquement par les mo^'cns mécaniques, qui fournissent des solutions générales dans le cas de l'intégration, mais s'appliquent mal, où à des cas spéciaux seulement, au problème inverse de la dérivation. C'est tout le contraire de ce que
qu'il m*a été présenté, était irréalisable. Le principe sur lequel il repose est juste (il est du reste le même que dans les appareils antérieurs); mais Tinveoteur, en faisant son projet, n'a pas tenu compte de difficultés qu'il eût été possible de prévoir. Mais, comme je tenais à faire exécuter quand même un intégraphe, j'ai proposé un dispositif qui est représenté par la Jig. 47, ce qui a profondément modifié l'idée première de M. Mestre. Du reste, je ne réclame, dans les nombreux détails de Tappareil, que le mécanisme destiné à maintenir, dans toutes les positions, le parallélisme entre le plan de la roulette et la directrice. Les autres organes de l'appareil se retrouvent dans les anciens intégrateurs basés sur le principe tangentiel que vous avez décrit dans votre article. J'étais obligé de renoncer à l'emploi de la roulette pouvant glisser le long d'un côté du parallélogramme articulé, comme le voulait M. Mestre, parce que les frottements et les coincements devaient fatalement empêcher le fonctionnement de l'appareil. Je ne parle pas des pantograplics : ils étaient complètement inutiles.
)» La fig. ^7 représente l'ensemble de l'intègraphe que j'ai construit dans les ateliers de précision de la Cumpagnie de l'Kst, comme un appareil d'essai. La figure explicfue bien son fonctionnement, et je n'ai pas besoin d'entrer dans les détails.
» On suit la courbe donnée, avec la pointe a, et c'est la roulette r, qui trace la courbe intégrale.
« Cet intégraphe ressemble beaucoup aux dispositifs existants. La seule partie nouvelle, comme je l'ai dit, est le mécanisme que j'ai imaginé pour maintenir le parallélisme entre la roulette /* et la directrice passant par le point o.
» Un parallélogramme articulé aa! a" d^ a ses deux petits côtés terminés en arc de cercle de même diamètre.
» Deux fils de soie de même longueur relient les deux sommets des angles diagonalement opposés, tout en passant par les arcs de cercle des extrémités et sur les deux poulies A', A', de façon à se croiser au milieu de la ligne des centres de ces mêmes poulies. Cette ligne des centres coïncide avec la directrice qui passe constamment par le point o.
» Cette disposition permet au parallélogramme a a' a" a'" de se déplacer et de se déformer pour assujettir la roulette à se trouver toujours sur la même ordonnée que le style d qui suit la courbe différentielle, et à rester en même temps parallèle à la directrice.
» L'axe de la roulette est porté par un petit chariot à quatre galets, qui lui permet de monter et de descendre facilement entre les deux règles parallèles à l'axe des y,
» Les courbes intégrales tracées par cet appareil sont assez nettes.
» Évidemment, comme c'était du reste facile à prévoir, ce modèle n'a jamais pu fonctionner comme dériçateur.