‹ Les intellectuels; pièce en trois actesChapitre 48 sur 92 · ACTE DEUXIEME QD · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME QD

domine. Il est fiévreux, ses gestes sont saccadés, de temps en temps, il reprend haleine.)

Raph.

Tu me sentais donc venir pour Jouer ainsi des choses funèbres ?

Olga.

Raph! Ah! c'est toi Raph! Je fais de la musique triste parce que j'ai des idées grises.

Raph.

Des idées grises?...

Olga.

Oui, elles sont bien plus tristes que les idées noires. Mais assieds-toi donc, on te disait un peu malade, te voilà remis sans doute ?

Raph.

Je crois être tout près de la fin de mes maux. Je venais pour parler à George, n'est-il pas ici?

Olga.

Si. Veux-tu que je l'appelle?

Pas tout de suite. J'ai quelque chose à te montrer, à te remettre...

Olga.

A moi ?

Raph.

Oui, écoute, tu sais que Robert m'écrivait beaucoup.

Olga.

Viens-tu de recevoir de ses nouvelles ?

Raph.

Non, il y a bien trois mois qu'il ne m"a plus écrit.

Olga.

C'est comme ici. Où peut-il être?

Raph.

Sa dernière lettre datait ^du Klondyke ; elle était pleine de force et de bonne humeur. Il se familiarise avec la vie! Pour le moment il est peut-être dans quelque contrée déserte ou en pleine mer, qu'importe ! Toujours à la recherche de sa chimère...

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