‹ Les interprètes de l'armée a'Afrique (archives du corps)Chapitre 12 sur 73 · ROSETTI · texte numérisé non relu

ROSETTI

A dater de ce jour, on s'occupa sérieusement de la reconstitution du corps des interprètes.

Une commission fut aussitôt instituée dans ce but; elle se composait de :

MM. Daumas, chef cP escadrons au 4® chasseurs, direc-

teur des affaires arabes, président ;

Roches , interprète principal auprès du Goit' verneur ;

Rivet, capitaine d'artilleiHe ;

MM . Bresnier, professeur d'arabe ;

Berbrugger, conservateur de la Bibliothèque.

Le premier soin de la commission devait être de formuler un programme renfermant, outre les conditions d'examen, celles d'aptitude et de moralité, auxquelles serait désormais soumise l'admission des interprètes. Le programme ne serait définitivement adopté, qu'après avoir reçu l'approbation du ministre de la guerre .

L'application des dispositions arrêtées serait immédiatement faite aux interprètes en exercice, dont le classement serait, à Tavenir, déterminé, suivant qu'ils satisferaient, en tout ou en partie, aux conditions du programme.

Quant aux admissions futures, le recrutement des interprètes ne continuerait pas à être fait, en quelque sorte, au hasard, comme cela avait eu lieu jusqu'alors.

11 était absolument nécessaire que les candidats fussent

soumis à une espèce de noviciat ; ils devaient justifier

d'études universitaires, attestées par des examens publics ;

ils devaient enfin appartenir à des familles capables de leur

venir en aide, pendant leur noviciat, par des subventions.

Toutes ces conditions semblaient difiiciles, pour ne pas

dire impossibles à rencontrer en Algérie; et c'est pour cela

que le département de la guerre songea à la création,

à Paris, d'une École d'interprètes, comme annexe au

collège arabe institué par décision royale du 11 mai 1839.

Dans cette école devaient être admis indistinctement des

sujets firançais réunissant toutes les conditions exigées pour

l'accès de professions libérales, et des indigènes de

l'Algérie. La venue de ceux-ci en France eût surtout été encouragée^ pourvu qu'ils appartinssent à des familles considérables, et qu'ils se destinassent à la carrière d'interprète.

Diverses notes, retrouvées dans les papiers de famille laissés par feu M. le professeur Bresnier, vont nous initier aux idées émises, à cette époque, pour arriver à régénérer le corps d'une manière efficace.

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