JULIEN
Né à St-Jean-d'Acre (d'une famille française), le 23 ctobre 1808;
Interprète militaire en 1830;
Id. 3« dasse, le 28 août 1835 ; Id. 2* classe, le 1*^ avril 1840;
Rendit d'utiles services, sous les généraux d'Uzer et Vézel, à Bône . 11 fit partie de la première expédition de /onstantine, en 1836.
C'est Julien qui rapporta, sur ses épaules, son chef, le ;énéral Trézel, qui venait d'avoir la gorge traversée par m coup de feu, en dirigeant, pendant la nuit, une colonne l'attaque contre la porte Ël-Eantara, de Constantine. iussi, dans son rapport, le général témoigna-t-il que l'in- :erprète Julien avait, durant cette rude campagne, fait preuve de beaucoup d'activité et de bravoure.
Julien prit également part à la deuxième expédition de Jonstantine, en 1837. Malgré ces deux laborieuses cam- )agnes, dans lesquelles il avait rendu de grands services, ien ne le récompensa ni môme l'encouragea à poursuivre a carrière. Dès lors, il donna sa démission, en 1838, et etourna en Orient, dans un consulat.
BRAHEMSCHA (Thomas) Né à Alep, Syrie, en juillet 1805 ;
Etait, comme Zaccar, prêtre dans un couvent du Liban, et ils vinrent, ensemble, à Marseille. Brahemscha renonça aussi aux fonctions ecclésiastiques, pour suivre Tarmée expéditionnaire d'Alger.
Interprète de 3* classe, le 5 avril 1830. Id. 2" classe, le 14 octobre 1831 .
Id. 1 " classe, le 17 avril 1839 .
Id. principal, le 13 mars 1845.
Chevalier de la Légion d'honneur, le 17 août 1841. Attaché, à Alger, au général Berthezène . Id. à Oran, aux généraux Boyer, Desmichels, Trézel, de La Moricière, Cavaignac, etc.
Dans une note du 29 décembre 1838, le maréchal Valée, Gouverneur général, s'exprimait ainsi sur son compte :
« M. Brahemscha, interprète de 2<^ classe, que je propose pour M l"») est le plus habile, avec M. Zaccar, dans la connaissance de la langue arabe . Cest un homme d'une conduite honorable, exact à ses devoirs. U a pris part au plus grand nombre des expéditions faites depuis la conquête d'Alger ; il y a couru beaucoup de dangers, et il a constamment fait preuve de beaucoup de courage et de sang-froid. Tous les généraux, qui ont commandé à Oran, ont porté témoignage en sa faveur, et Tont proposé, soit pour ravanccment, soit pour la décoration de la Légion d'honneur.
» Signé : Maréchal Valée. »
Retraité et décédé à Oran, en 1863.