‹ Les interprètes de l'armée a'Afrique (archives du corps)Chapitre 45 sur 73 · SOS · texte numérisé non relu

SOS

knée rencontra une assez forte troupe de cavaliers arabes^ d(Hit les intentions paraissaient hostiles. Le général en ohef fit arrêter la colonne^ et envoya vers eux^ en parlementaire, rinterprète militaire Yousouf^ leur notifier scm intention d'aller ooucher ce jour- là même à Blida. Bsliii répondirent de n'en rien &ire^ parce qu'ils voulaient ij opposer .

Nous n'avons pas à rappeler le combat qui suivit ces pourparlers^ et l'occupation de Blida par nos troupes.

Au mois de décembre de la même année^ Yousouf &i* sait encore partie de la première expédition de Médéa^ eo qualité d'interprète militaire. Ënfin^ en 1831^ il passait aux chasseurs algériens (i).

La brillante carrière de Yousouf est bien connue : capitaine aux chasseurs algériras> colonel des spahis^ général^ son nom figure à chaque page de notre histoire at gérienne.

U est mort à Cannes (Alpes*-Maritimes}^ général de division^ grand-croix de la Légion-d'honneur^ le 16 mars 1866.

KOSETTI, Michel ( Abou-Khalil )

Né le 17 juillet 1776 au Caire ( Egypte ) .

Son père, consul de Toscane à Alexandrie, contribua, avec son collègue le consul de France Magallon, à signaler les avanies intolérables qu'Ibrahim et Mourad-bey, maîtres de r Egypte, faisaient endurer aux Européens. Les

(1) Voir dans mon histoire de Bône le r6c^ ^e le prise de la Kasba de cette ville, par les capitaines d'Arman^y et Xolisouf .

rapports qu'ils adressèrent à ce sujet furent une des causes qui^ jointes à plusieurs autres^ déterminèrent Texpédition de Bonaparte^ pour faire respecter la dignité de la France et venger une injure •

Michel Bosetti^ fils du consul, lut nommé brigadier des mameluks au service de la France^ en Égjpte^ sous les ordres du général Barthélémy^ en 1798.

Mameluk de la garde des Consuls, 1" messidor an VIII (5 février 1801).

Mameluk de la garde impériale .

Passé au dépôt des réfugiés Égyptiens de Marseille, le 1" février 1808, à la suite de quatre blessures et des fatigues éprouvées pendant plusieurs campagnes en Europe.

Le 10 mai 1830^ nommé guide-interprète de i^ daitee, attadié au général Foret de Morvan, commandant la f* brigade du corps expéditionnaire d'Alger. L'un des premiers il posa le pied sur le sol algérien, avec les troupes d'avant-garde.

Rosetti a continué à servir dans le corps des interprètes jusqu'en 1863.

Chevalier de la Légion-d'honneur le 9 janvier 1850.

Nature guerrière et intrépide, d'une adiresse remar^ qnable dans le maniement du cheval et des armes^ Bosetti accomplit souvent des prodiges^ pendant les expédi* tkms fréquentes des premières années de la conquête. Il lendit alors des services d'autant plus signalés, que la plupart étaient périlleux, en ce qu'il s'aventurait^ seul, la noit^ pour reconnaître les positions de l'ennemi et exécuter les ordres qu'il recevait de ses che&.

Se» deux fils marehèrent sur ses traces : après avoir servi quelque temps dans le corps des interprètes militaires; ils passèrent Tun et T autre dans les spahis. L'ainé fut tué glorieusement^ en 1844, à la bataille d'Isly, dans la charge de cavalerie qui enleva le camp marocain .

Le cadet a été frappé mortellement à côté du colonel Canrobert, dont il était officier d'ordonnance, en montant à l'assaut de Zaâtcha .

Rosetti père est mort le 14 décembre 1863.

ABDEL AL (Louis)

Abdelal-Agha, son père, combattit en Egypte contre Tarmée française, jusqu'au moment où, frappé au milieu d'un carré, il fit sa soumission au général Bonaparte, et le servît avec un dévouement sans bornes jusqu'en 18(6, époque où ses blessures se rouvrirent et l'empêchèrent de continuer à faire un service actif.

Abdelal-Agha était président du con^il d'administration du dépôt des anciens mameluks et chasseurs d'Orient, installé a Marseille.

Son fils, Abdelal Louis, lut nommé interprète auprès du duc de Rovigo, en 1831.

La carrière d'interprète ne lui offrant alors aucune garantie d'avenir, il donna sa démission, le 2 juin 1837, pour s'engager, le lendemain, comme simple cavalier, dans les spahis de Bône . Devenu colonel du 1 " spahis, pi^ général de brigade, le 23 août 1870.

U fut nommé général de division^ pendant la guerre iranco-prussienne> faisant partie de T armée de la Loire.

Il est aujourd'hui général de brigade^ commandeur de la Légion-d'honneur^ et commandant la subdivision de Constantine. .

DUMONT ( Xavier )

Né le 24 mars 1813, à Avignon ( Vaucluse) ;

Engagé volontaire au 67« en Afrique, 1831, caporal; sergent;

Souô-lieutenant aux spahis irréguliers, 1835;

Lieutenant id 1 836 ;

Démissionnaire, et nommé chancelier du consulat d'Alexandrie (Egypte ), 1838;

Interprète militaire de 3"^ classe, 31 décembre 1840; Id. de 2* classe, 21 janvier 1842.

Dumont publia, à Alger, le premier Guide pom la lecture des manuscrite arabes.

Nommé consul de France à Zanzibar, où il est mort.

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