‹ Les interprètes de l'armée a'Afrique (archives du corps)Chapitre 46 sur 73 · PHARAON (JOANNY · texte numérisé non relu

PHARAON (JOANNY

Né le 10 janvier 1803^ au Caire (Egypte), fils de Tancien iiterprète de Tarmée d'Egypte, dont il a déjà été quesion.

«fa

I poui- l'attester, si leur esprit

U'Utcs les qualitiJs dont la oaturc

iiff<Scs ou rcBtrainles suus l'igno-

: i.'U.x dos lettres, que le plus habile

s sont déjà âablies à Alger, et le :>'3 fh^nenteDt est de quatn-vingt-

I en augmentant. Udc chaire de langue

.mr les Jul& indigtnes ; 40 (élèves y rc-

> par semaine. J'ai l'espoir de voir bientôt

,'i-ogrës sont remarquables. Un local sera

. lU^KMition de l'inapccteur de l'inatriiction

lient d'une classe de jeunes maures qui se-

<anoe de notre langue. Dans ce même local

'lOiir rcDBeiguemcnl de la langue arabe aux

direction intelligente de l'intcrprËlc militaire

de rendre plus faciles et plus promptes les

nous et les indigènes. Le vrai prodige àopii-

■r.peu i peu l'arabe par le français, qui, Otant

ttét et de l'administration, ne peut manquer de

indigtaea, surtout si la génération nouvelle vient

: dans nos écoles.

fc pas, avec un peudc temps, de voir M.'uiii8,sous les

-irs et aux mômes heures, François, Italiens, Ësiia-

n Juifs. C'est dans le sein des écoles i|ue doit s<'

'usion qui est si di^sirabte,

r & bien ces projets d'instruction, si féconds on grands

dont la civilisation ne i>eut manquer de s'enorgueillir,

votre aide puissante, H. le Harûch^. Vous me donnez

■ • de votre empressement à seconder mes vues il cet égard.

honneur de vous exposer oice besoins (\). •

u ment communiqué par la famille de feu rinter^in-te Joan-

En 1833, le duc de Bovigo avait nommé Pharaon chef de son bureau particulier.

Pharaon a publié de nombreux ouvrages sur la linguistique^ rhistoire et la législation des Algériens .

Il décéda à Saumur^ au mois de mai 1846^ au moment où la croix de la Légion-d'honneur allait récompenser ses brillants et utiles services.

MARTIN (Auguste)

Né le 21 août 1817, à Alep (Syrie), de famille française.

Arrivé à BÔne, comme secrétaire-interprète de la sousintendance civile, le 24 janvier 1834 ;

Nommé interprète militaire de 3* classe, attaché à Tétatmajor du général de Damrémont, pour la deuxième expédition de Constantine, septembre 1837 ;

Interprète à la place de Constantine, auprès du colonel Bernelle, octobre 1837 ;

Détaché au camp de Kara-Mustapha, 18 octobre 1838;

Détaché au camp du Fondouk, 13 mai 1839;

Mis à la disposition du général Négrier, commandant à Constantine, l*"' mars 1841;

Démissionnaire de son emploi, 27 mai 1841 ;

Volontaire aux spahis de Constantine, le 27 mai 1841.

Brigadier et maréchal-des-logis ;

Réadmis interprète militaire, près le général commandant la province de Constantine, 29 août 1842;

Interprète de ^ classe, 11 juillet 1844;

Interprète de 1" classe, 13 mars 1845;

Nommé 1" drogman de consulat, par ordonnance royale du 13 avril 1846;

Replacé^ sur sa demande, interprète de 1""* classe à Constantine, le 12 août 1846;

Nommé interprète principal à la direction des affaires arabes de Constantine, le 24 janvier 1853 ;

Retraité le 15 novembre 1865.

M. Martin a fait partie de presque toutes les expéditions qui ont eu lieu, dans la province de Constantine, de 1837 à 1850.

Il avait déjà assisté aux diverses attaques dirigées contre le camp du Fondouk par le khalifa d'Abd-el-Kader.

Cité dans le rapport du général Baraguey-d'Hilliers, commandant à Constantine, pour être arrivé, un des premiers, à la charge du 18 avril 1843, chez les Béni Toufout de Collo.

Dans cette charge, l'interprète Martin eut le bonheur de fâuver la vie à son général (Baraguey-d'Hilliers), en tuant le Kabyle qui le couchait en joue. Le général le félicita devant son état-major, et lui dit « que son coup de latte était le plus beau qu'il eût vu porter. »

M. Martin a publié plusieurs ouvrages à Tusage des arabisants et des orientalistes, tels que les Fables de La Fmiainey traduites en arabe ;

V Histoire de France^ également en arabe.

11 est aujourd'hui professeur de la chaire supérieure d'arabe, à Constantine.

Chevalier de la Légion d'honneur, le 20 décembre 1843 ;

Officier Id. 29 décembre 1859 ;

Officier du Nidum de Tunis, 11 avril 1855 ; Commandeur Id. juin 1875 ;

Offider d'Académie, février 1876.

ADRET (Moïsk)

Né à Mascara, le 25 février 1815 ;

Interprète auxiliaire, le 8 mai 1834 ;

Id. de 3*" classe, détaché au régiment de zouaves, le 11 novembre 1840;

Retraité le 18 mars 1865.

Adrey a pris part à la plupart des expéditions fûtes dans les provinces d'Oran et d'Alger, de 1834 à 1860.

Cité à l'ordre de l'armée d'Afiique, comme s'étant par ticulièrement distingué dans la sortie &ite, à Médéa, contre les Ouzza, dans la nuit du 16 au 17 janvier 1841.

Page 1