‹ Les interprètes de l'armée a'Afrique (archives du corps)Chapitre 54 sur 73 · ISMAËL BEN MAHDI · texte numérisé non relu

ISMAËL BEN MAHDI

Natif de Bougie ; Interprète auxiliaire, en 1870; Démissionnaire en 1874 ; Actuellement interprète judiciaire .

PILARD (Pierre)

Né à Paris, le 20 septembre 1822 ; Interprète temporaire, le 20 mars 1852 ;

Id. auxiliaire de 2* classe, le 16 janvier 1852;

Id. Id. de i'* classe, le 1" janvier 1854;

Id. titulaire de 3" classe, le 20 février 1856;

Id. Id. de 2'' classe, le 3 mars 1858 ;

Id. Id. de V' classe, le 18 mars 1863 ;

Ex-directeur de la médersa 4e Tlemcen ; A publié divers ouvrages ; Membre de la Société asiatique ; En retraite, du mois de décembre 1875 ; Actuellement commissaire-enquêteur, dans la province deConstantine.

ROBERT (Henri)

Né à Nevers (Nièvre), le 1" février 1 846 ;

Engagé volontaire au 1*' zouaves, le 1" août 1864;

Caporal, le 15 avril 1866;

Interprète auxiliaire de 2® classe, le 15 octobre 1870;

Id. id. de 1" classe, le 11 mars 1874 ;

A assisté au combat de Metlili, sous les ordres du colonel de Sonis ; Expédition de l'Oued Namous, colonel de Sonis;

Combat d'Aïn-Malakoff, général Yousouf; Démissionnaire, le 14 février 1870; Actuellement interprète judiciaire .

IBRAHIM BEN BRfflMAT

Né à Alger, le 27 août 1848;

Élève du collège arabe d'Alger ;

Interprète auxiliaire de 2" classe, le 8 janvier 1868 .

Le samedi, 15 mai 1875, à une heure de l'après-midi, à la mosquée de Sidi Abd-er-Rahman, au-dessus du jardin Marengo, eurent lieu les obsèques du jeune Ibrahim ben Brihmat, interprète militaire auxiliaire à Orléans vil le, mort, la veille, des suites d'une épouvantable chute de cheval.

La famille avait voulu que le défunt reposAt dans la mosquée de Bab-el-Oued, au tombeau de ses aïeux. Après toutes les cérémonies funèbres et les prières du culte musulman, les assistants ont successivement défilé devant les parents, et leur ont adressé leurs compliments de condoléance.

Tous les interprètes militaires présents à Alger, de nombreux officiers de la garnison, et des Européens, amis du défiint, se sont présentés à leur tour.

A ce moment, M. Féraud, interprète principal auprès du gouverneur général, s'est tourné vers les Européens qui assistaient à cette cérémonie funèbre, et leur a tenu ce langage sympathique :

« Au nom de ce malheureux père au désespoir et inconaolabk, de sa famille 6plor6e, et au nom aussi du corps dos interprètes militaires, auquel appartenait le défunt, laissez-moi vous remercier du témoignage d'affection que vous manifestez, en ce moment, au souvenir de notre jeune camarade : jeune, en effet ; car Ibrahim, âgé de 26 ans à peine, vient de succomber, d'une manière foudroyante, au moDoeot où Tavenir était si resplendissant devant lui.

» Ibrahim ben Brihmat fut un des premiers élèves du collège

arabe- français, fondé, à Alger, vers le milieu de Tannée 1858, par M. le docteur Perron, le savant traducteur de Sidi Khalil et de pinsieurs autres ouvrages orientaux.

» Remarquablement instruit, parlant notre langue dans toute a

pureté, brillant dans' les examens, aimé de ses camarades, qui reconnaissaient en lui une aptitude réelle, il allait, dis-je, jouir bientôt des fruits de ses travaux, lorsque la mort Ta frappé. Ibrahim beo Brihmat appartenait à Tune des familles maures les plus honorables et les plus distinguées d'Alger, au point de vue de l'érudition musulmane . Son père est depuis longtemps directeur de la Medersa et chevalier de la Légion-d'honneur. Joignez- vous à moi pour lui exprimer la part que nous prenons à sa douleur.

» Revenons un instant sur le passé, et mentionnons ici ce qu^ me disait, à l'instant, tout ému, son ancien maître, M. Cherbonneaa, successeur du D' Perron, en me rappelant la jeunesse de relève qu'il avait si admirablement formé. Vers la fin de l'année 1858, Ibr«him figurait un des premiers parmi les jeunes musulmans qui » firent inscrire sur la liste du collège français -arabe. Il resta neuf aaî dans cet établissement, et Ton peut dire qu'il étonna ses maîtrw plus encore par ses progrès que par la variété de ses aptitudes. S* mémoire fidèle égalait sa conception rapide : il possédait le don de s'assimiler tout ce qu'il lisait. Telle fut sa curiosité, telle fut son aridité de connaître le monde, qui s'ouvrait ainsi devant un descendaot des Maures d'Alger, que la lecture absorbait les heures de ses récréations, et son plus grand plaisir était de réveiller l'indifférence de quelques condisciples par des communications pleines d'inttrW. Chaque livre français lui semblait une découverte : il s'y atttchiit

avec ardeur, et c'est, pour ainsi dire, en mêlant ses propres efforts aux leçons de ses professeurs, quMl réussit à acquérir une instruction solide.

» Ibrahim bcn Brihmat fut appelé à Técole secondaire de Cluny, où sa connaissance parfaite de la littérature française, de Phistoire et de la géographie pouvaient lui assigner un rang distingué ; mais sa santé délicate ne lui permit pas de supporter les rigueurs du premier hiver, et il quitta bientôt la France. Dès son arrivée, il se présenta devant le jury d'examen des interprètes militaires, qui Tadmit dans ce corps, où il servait déjà depuis huit ans, en qualité d'auxiliaire, quand une mort prématurée Ta frappé, à la veille d'être nommé titulaire.

» Son frère cadet, qui marclie également sur ses traces, appartient aussi au corps des interprètes militaires.

» Ibrahim ben Brihmat a un frère, Talné de la famille, qui s*est voué à l'agriculture, et qui est membre du Conseil général d'Alger. »

ALBAZ (Salomon)

Né à Kabat (Maroc), le 22 janvier 1822. Naturalisé ; Interprète auxiliaire; le 19 avril 1844 ;

Id. titulaire de 3* classe, le 25 mai 1867 ; Ketraité en février 1876; Chevalier de la Légion-d'honneur en 1875.

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