‹ Les intimesChapitre 10 sur 11 · XV · texte numérisé non relu

XV

MOSAïqiffii

fl y a des lois dan« l'ordre morat : celai qui les •atarait ^à^ tteht ae broierait la cerVèU* rd était lymphatique.

Bt&ov.

Il n'est pas d'historien qui,, an ccnifànt delà plume, ne laisse de côté quelques bag^i telles. On en sait un qui, dans son livre sur r£#pagtie ^ n'a. passé qu'une dynastie entière , et a mis cette distraction sur le compte du typographe , ainsi que les énormes bévues. chronologiques qui en étaient résultées. Nous profiterons de six semaines de répit que donnent la monotonie des amours de Charles et de Marie] le , pour passer en revue des gens qui ont leur petite importance.

Landrin, ex-troupier, devenu philosophe, était sur le point de devenir père. Toinette entrait dans son septième mois de grossesse. L'événement, d'après les supputations qu'elle établissait s,urla

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prochaine aiTÎvée de sa progéniture au mondé , remontait vraisemblablement jusqu^au jour du mariage de nos deut amis. Elle ayait plus que jamais son petit air de nonchalance. Pour Landrin, c'était avec une joie mêlée d'embarras qu'il accueillait à cet égard les félicitations des goguenards de Mareil. Il se souvenait malgré lui des plaisanteriejs du chirargien-major en Espagne » qui l'avait assuré que sa postérité ne mangerait pas son patrimoine. Ces prédictions de caserne lui revenaient en tête. Il n'avait pas obtenu la croix , bien que Toinette se fut donné sur ce point des peines infinies. Quand il revenait de visiter ses melons , dont la culture l'absorbait , Jélyot lui tenait tète pour fumer une pipe et vider une pinte. Ce ménage était cité à dix lieues comme un modèle , et les maris disaient à leurs femmes , en les battant comme du plâtre : u Madame Landrin est un ange ! »

De Lannau , trompé à son tour comme Landrin, avait aussi alors sa petite contrariété. On se rappelle peut-être sa rencontre au Théâtre-Français avec un garde-du-corps : rendez-vous fut pris pour se trouver à Saint-Mandé sur les dix heures du j[pur suivant. Mais à la barrière du Trône un intraitable huissier , suivi de deux messieurs très-polis et fort sales , exécuta sur le valeureux jeune homme un arrêt de prise-de-corps , et le fit écrouer à Sainte- PélagÎQ. L'adversaire de Frédéric traita les deux témoins , étonnés d'une telle absence , de drôles , de faquins , et les souffleta. Us s'en contentèreni et

partirent de très-mauvaise hameor* Du fond de sa cellule , Frédéric , habitué à diner chez les Frères Provençaux , écrivit une lettre pathétique à sa belle hôtesse de la rue de Richelieu , et trouva moyen , dans une phrase tournée en beau style , de parler des odieux légames secs. Le geôle lui allait mal : Éléonore vint en larmes , lui montra le plus vif intérêt, lui donna toutes sortes de bons conseils; mais rien de plus , vu qu'elle plaidait en séparation avec son mari , qui mangeait sa fortune en tulipes. De Lannau rongea son frein et se mit à maigrir.

Agathe était lancée dans la diplomatie et recevait chez elle toute Fécume du grand monde. C'était une fille rangée depuis qu'elle avait donné à Frédéric une leçon d économie. Elle avait mis sa mère à l'hospice des incurables , puis elle plaçait ses capitaux au fur et à mesure à la caisse d'épargne , où Ton est d*aussi bonne composition sur la source de l'argent que l'empereur Vespasien. Elle se citait comme exemple à ses camarades qui brûlaient la chandelle par les deux bouts , et quand elle les voyait d'une main recevoir et donner de l'autre, elle les appelait des tirelires percées.

Madame Millin , chez qui l'amour de Dieu n'emportait pas l'amour du prochain, brouillait avec art les familles , créait saintement la zizanie, confessait régulièrement deux fois par semaine les péchés des autres : quêtait , plaçait , recommandait , se fourrait partout , et faisait germer avec un zèle admirable l'ivraie du congréganisme sur le ter-

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raîn constîtutionnel ; préparant ainsi de son mieux à la France l'avenir si brillant de TËspagne. Elle changeait de bonnes tous les huit jours, en leur disant des injures, et avait pour directeur le rosé monsieur Se vérin, qui n'était encore que sousdiacre.

N'oublions pas monsieur Feuchères, mercier de caractère et tracassier de profession ; fin avec balourdise, pénétrant avec malheur, chaque fois qu'il relançait Charles, il lui faisait comprendre combien un beau-père est une sotte chose , et ne manquait pas de se récrier sur le danger où madame Bouvet , sa fille , avait été exposée par un complet abandon sur la terre de Marseille , au milieu de marins qui fument et près de monsieur Granger qui , après tout , était , disait-il , un fort joli homme. Après avoir dit, il retournait à ses ha-, bitudes , et reprenait sa vie inaltérable , ses formes de patriarche. Pour lui les jours en se suivant se ressemblaient. Le matin avec une calotte grecque sur sa tête chauve , ce qui lui donnait l'aspect d'un vieil enfant de chœur , ii se mettait à ses factures et bâclait sa correspondance. Ensuite, venait le café à la crème, assaisonné du Constitutionnel: c'était son journal. Il y suivait, avec un intérêt marqué , l'histoire des jésuites jour par jour, dans la pensée de faire pester madame Millin ; et volontiers , vers midi , ayec son voisin l'orfèvre-joaillier qui lui sous-louait le joui*nal, ils causaient ensemble de ces scélérats mis au monde par Ignace , et qu'il

fallait absolament chasser de TuniTers : toutefois sans leur faire de mal. Monsieur Fenchères était philantrope et intolérant. Sous prétexte d'alléger le service des poumons de sa femme , il querellait da matin au soir ses demoiselles de boutique , surtout lorsque dans ses castilles aigre-douces avec la dé- TOte Milliu, sa logique de frondeur avait été, désorientée par quelque raisonnement qu'il n'avait pas su réfuter. A dîner , il dévorait et ne trouvait rien de bon. Puis il se rendait au café Militaire , vis-àvis le cloître Saint-Honoré , pour prendre sa demitasse et faire son gloria. On le citait pour le jeu de domino , où il était d'un bophear insolent , et insolentde son bonheur. On le haïssait parce qu'il avait toujours le double-blanc. 11 conseillait au billard, n'offrait et n'acceptait rien , puis se plaisait à raconter à la gérontocratie du lieu qu'il s'était disputé , dans cette boutique même , et sur l'orthographe , avec Rétif de la Bretonne, ou que le fougueux îdercier de Paris l'avait consulté sur sa publication de Y An 2440. Après quoi il retournait porter religieusement à madame Feuchères ses trois morceaux de sucre , puis se couchait , et rêvait qu'on venait le consulter.

Ayant ainsi balancé notre compte et rattrapé l'arriéré de tous nos personnages eq souârance, nous arrivons à la mi-juin.

Tout le temps qui précéda cette époque (ce laps fut d'environ six semaines ) , Charles et Marielle , entraînés par Tivresse des sens , par ce besoin mal

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dëméié qui poarwit les coupables , de s'étourdir sur les conséquences d'un crime accompli , ne vécurent et ne respirèrent que Tun pouf l'autre. Le soir ils erraient dans la campagne : la nuit ils ne se quittaient pas : le jour ils désertaient chacun sous des prétextes habilement préparés , et se retrouraient avec joie, mais loin des yeux du monde. Devant les autres, il y avait dans leur maintien uik surplus de réserve , un effort bien soutenu de simplicité polie , prélude de Téternelle sujétion qui devait peser à jamais sur leurs rapports adultères ; et cependant, avec la témérité de la jeunesse, s les domestiques n'étaient pas auprès d'eux , si k l'avant-scène d'un théâtre les amis placés dans leur loge se préoccupaient du jeu des acteurs , si en se promenant avec madame Millin on trouvait un endroit solitaire, Marielle souriait à son ami, Charles la pressait contre son sein , saisissait une main qu'il couvrait de baisers , la dévorait des regards , et la contrainte qui développait leur passion , les intervalles contrariés et rapides , fréquens , mais de peu de durée , qui les isolaient de tous , calmèrent pour quelque temps les exigences du repentir et les (erreurs de la crainte.

Les métaphysiciens doivent réfléchir sur un phénomène que présentaient leurs entretiens. Avant la nuit de mai , et tant que la pensée du péril où les entraînaient l'intimité et l'aveugle désir ne se révéla dans leur esprit que comme un problème , ce fut avec discrétion qu'ils prononcèrent les noms de

Rosalie et d'Edouard Granger : ces évocations faisaient sur eux l'effet de la glace sur le front da malade en proie aa délire ; l'impression d'nne lame d'acier qui blesse à froid. Mais une fois le mal fait, le péril accompli, soit besoin d'excuse, soit graduel enhardissement aux chances de l'avenir, lear voix n*eut pas de (remblenient, leur parole fut libre. Ils s'étaient acheminés vers l'adultère sous la conduite du scrupule. Quand l'adultère fut consommé, le scrupule s'éteignit.

— O mon amie \ disait Charles , que ne t'ai-je mieux connue! Gomme la froide beauté de Rosalie, sa douce nonchalance de femme vulgaire , ses yeux privés de l'énergie des tiens , répondent mal aux félicités que je m'étais promises ! A mon ame il fallait ton ame. Tu me comprends avant que j'aie parlé. Nos cœurs se devinent et se répondent ! Il y a des vives lumières dans ton regard : Tesprit pétille dans tes sourires. Les choses les plus indifférentes s'animent au rayon de tes yeux , au souffle de tes lèvres , et Tunion de nos cœurs était une loi de la création. Les hommes ont terni les décrets du ciel, et nos mariages sont des mensonges.

— Oui , Charles , disait Marielle qu'embellissaient la rougeur d'une joie fière et la volupté des paroles de son ami ; oui , Charles , tu dis vrai , et parfois je me dis également que ces mariages sont des rêves , que cet univers est à nous , à nous seuls dont les deux êtres ne forment qu'une seule pensée, qu'une seule ame. Oh ! qu'Edouard , si bon sans

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doute, si juste et généreax, est pourtant de marbre et de glace auprès de toil Je sais le bruit de tes pas. Quand i ma main est placée sur ta poitrine , mon cœur répond aux palpitations du tien. Ëh bien! j'étais calme lorsqu'il était là. Et souvent , le soir, sous les peupliers , quand je te sais près de moi , que fraîchit l'air et que la brise tombe, l'atmosphère^ est de feu pour tout mon corps. Tiens , Charles , cela seul c'est vivre ; le reste , c'est végéter, c'est être morte : j'imagine mal le bonheur sous cette sérénité d*une vie à compartimens. J'étoufferais où respire depuis tant d'années cette madame Feuchères. Granger n'a pas dit à mon naturel ardent ces mystères qui m'ont été révélés par toi; et si j'en juge par l'exaltation que tu me communiques , notre entourage n'est pour bous qu'un malheur. Tu l'as dit. C'est un crime de la société...

Les heures , les jours , les semaines passaient. Marielle était heureuse , Charles ne la quittait pas. Entre les touffes* de lilas en fleurs, près de la sablonuière de Belleville , une jolie maison solitaire leur prétait souvent un abri mystérieux lorsqu'on les croyait séparé» pour affaire» dans le monde. C'était une précaution pour l'avenir;' et plus d'une fois les gens de la Nouvelle- Athènes- recevaient Favertbsement qu'on resterait à Boulogne, tandis que Jélyot, assuré du contraire , fermait avec soin la grille , et déchaînait le dogue de Terre-Neuve à minuit sonné.

Un soir, à Belleville , après un souper ou l'humeor vive de Marielle se répandait en folies , une

indisposition lobite la prit. Des Tomissemens prolongés effirayèrént Charles. — Qu'as-ta? loi diUil. — Rien... Je sais enceinte !

D'abord ce fut une joie commune, pnis du doute, des réflexions , et enfin de la terreur. D'an seul bond, Charles enyisagea mille événemens sinistres, et Marîelle réfléchit. — Je me suis peut-être trom* pée , Charles ! — Peut-être , Marielle.

' Mais bientôt ils n'en doutèrent plus ; seulement ils n'articulèrent ni l'un ni l'autre, avec des exprès* sions formelles , cette certitude ; ils forent en quel-* que sorte d'accord pour ne rien se dire de sincère sur cet éyénement. Pourtant il renfermait leur des* tinée ; mais quand la vérité fait flamboyer sa lumière, c'est en vain qu'on imite l'enfant qui, dans une nuit d'orage , presse l'oreiller contre ses yeux. L'éclair se rit de cet aveuglement volontaire, comme la vérité de ce silence qui ne lui Êiit pas obstacle.

Le malaise de Marielle continuait : elle avait bien de la peine à le dérober à Marguerite , qui s'in* quiétait de la pâleur soudaine et de l'air fatigué de sa maîtresse. Toutefois celle-ci riait , puis prenait le bras de Charles pour gagner vivement la cam^ pagne , et rentrait au bout d'une heure , moins défaite < plus calme pour toute la journée.

Un jour , en regagnant Boulogne par le pont de Sèvres , après avoir visité les coteaux de Belle-vue , appuyée au bras de son amant, Marielle , jetant les yeux sur la route de Paris , vit à travers la poos*

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sière qui se déroulait eu tourbiilcms gris sur la chaussée , Tenir une chaise de poste précédée d'un domestique à cheval é Elle poussa un cri terrible et tomba den^-merte dans les bras de Charles.

Charles n'avait rien compris ; il crut à quelque péril pour la vie de Marieile , et se trouva dans les bras de sa mère , de Rosalie et d'Edouard , sans avoir eu le temps d'y penser. Oranger trouva toute simple l'émotion de sa femme ; elle fut délacée , rappelée à elle , et pendant quelque temps , sur le milieu du chemin , ce fut une scène toute mêlée de joie , d'embrassemens, de larmes , de questions qui se confondaient, de poignées de main, et de récits interrompus , tels que se les doivent des amis qui ne se sont vus de long-temps. Edouard et Charles soutinrent Marieile défaillante, pour la ramener à Boulogne. Jélyot , qui de loin avait aperçu son maître , partit comme un éclair à Mareil , pour aller prévenir Landrin et sa femme.

La joie des nouveaux venus laissait à ceux qu'ils surprenaient le temps de retrouver quelqu'aplomb : ils ne se regardèrent pas. Marieile s'empara de Rosalie , l'embrassa vivement , la fêta , lui trouva le teint vif 9 animé, un air de santé ravissant, et l'em* mena dans sa chambre pour qu'dlle changeât ses yétemens de voyage.Madame Bouvet les suivit après aToir embrassé son fils à plusieurs reprises. S'il y avait un grand fonds de tristesse au cœur de cette femme , an moins la résignation y semblait descendue. Quand Edouard la reconduisit , Charles en-

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tendit ces mots , qn'il ne s'expliqua pas : — Je ne pensais pas qn'il dût agir ainsi , Granger ; mais j'avais à lai pardonner, et ce devoir accompli, qu'importe le reste? Votre sollicitude ponr moi m'a rendu la paix , et votre estime la mienne.

Tandis que Charles, impatient, entraîne Edouard au jardin , disons le dernier mot des événemensde ' Marseille.

Gustave Ducrest semblait être à toute extrémité , quand Rosalie et madame Bouvet arrivèrent à l'hôtelMes Ambassadeurs. L'aumônier breton ne le quittait pas , et ce fut avec peine que les deux femmes purent arriver jusqu'au chevet du mourant. C'était un bien triste spectacle. Cet homme , qui toute sa vie se railla des médecins et des prêtres , s'en allait au milieu des cierges, des consultations, des prières et de tout l'attirail d'une pharmacie. Ses yeux étaient éteints , une haleine infecte sifflait dans sa gorge ; le safran de ses joues , ses os secs , ses favoris non rasés , qui mettaient en relief le blanc de ses paupières , le simple drap qui dessinait ses flancs amaigris , ses jambes réduites an squelette , et la maigreur de ses bras velus , tout cela était plus affreux que la mort. Il pleura : et ce fut une dernière honte pour celle qu'il avait tant fait pleurer. Il parla de son fils , et voulut le voir; pui^ quand il sut que le jeune homme ignorait celui dont il tenait la vie , que . Kosalie , que la femme de ce fils était engagée sur Thonneur à faire à son époux un mystère de cette entrevae , il saur

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glota comme un lâche , promit de For , assura qu'il referait son testament , et demanda que , par des preuves faciles à produire , le nom de Gustave Ducrest ne s'efifaçât pas du livre de vie : car il sentit alors que , même en mourant , il est doux de laisser la trace de son passage sur la terre , de se continuer dans un fils ; que cette paternité anonyme était un néant au fond du cœur de Charles. Madame Bouvet ne voulut pas souscrire à cette volonté : Roscanvel, avec sa haie , ses soldats armés de fusils , et son meurtre au sein des flots , plaidaient trop puissamment contre cette offre. Et tout l'or du monde n'aurait pas suffi pour effacer le sang avec lequel s'écrivait dans son ame le nom de l'assassin. Elle promit de le revoir : il exigea qu'elle fit des réflexions : elle y consentit avec un sourire amer, et revint plusieurs fois avec Rosalie. Rosemonde, défigurée par Ducrest, et délaissée par son mari, se traîna devant madame Bouvet pour obtenir des secours et quitter la France. Cent louis dont elle ne profita pas, car le petit musicien en eut vent , furent l'aumône et le congé que la mère de Charles lui donna. Rosalie lui en fit passer le double , et cela fut se perdre où s'étaient perdus déjà les dons de Gustave Ducrest. QXiant à celui-ci , toujours obsédé de fantômes impurs, rêvant aux orgies*de mer, et se croyant sur les vagues avec un brick , il entonnait parfois, dans son délire, quelque chant sanguinaire, riait avec des convulsions, demandait ses armes: puis, hâve, levé sur son lit, chancelant.

voyant tourner tout* antour de lai , il retombait de •on haut après avoir lassé la force de ceux qoi le terrassaient. La rie avait bien de la peine à se dégager des étreintes de cette constitution énergique. Cependant il s'épuisa , baissa peu à peu^ ses facultés intellectuelles ne reparurent qu'à de longs intervalles ; puis , quand la destruction dut s'accomplir , qu'il sentit , car on le sent , que tout allait n'être rien , il s'inclina sous la main de madame Bouvet , qui lui pardonna ; puis sous celle du prêtre qui le bénit. Ses millions passèrent à l'église. Des pauvres eurent une paie et deux aunes de drap pour le pleurer , des voitures vides suivirent son cercueil , l'é* glise fut parfumée d'encens , de chants et de lu* mière , e£ derrière la grille d'une chapelle on voyait encore , il y a six mois , cette épitapbe en majus^ cttles d'or sur marbre noir :

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