‹ Les intoxicationsChapitre 105 sur 116 · CALCULÉ · texte numérisé non relu

CALCULÉ

en

bichlorure de mercure.

Foip

Rpins

traces

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PIÈCES ANNEXES

hn résumé, il existe dans les viscères des quantités appréciables d un composé mercuriel, principalement localisé dans le foie, dans 1 intestin et surtout dans les reins. L’ensemble des poids trouvés par l’analyse et rapportés aux organes entiers forme un total minimum de Oe‘,026 en mercure métallique. Ces 20 milligrammes de mercure métallique correspondraient à 34 milligrammes de bichlorure de mercure.

L analyse ne nous apprend pas quel composé mercuriel a été ingéré.

3 Loin terminer ce qui a trait a 1 analyse chimique, ajoutons qu il a été trouvé dans le foie des traces infinitésimales de cuivre, dont la présence n a rien d anormal. La recherche des principales autres substances toxiques n’a donné que des résultats négatifs (arsenic, antimoine, métaux). En particulier, il n’a pas été trouvé de bismuth. Nous avons également recherché les alcaloïdes les plus importants; les résidus provenant de l’extraction par la benzine en solution acide (méthode de Draggendorff modifiée) ont donné très faiblement la réaction de la caféine.

Accidents observés avant la mort. — Les résultats de l’analyse chimique sont donc en faveur de 1 hypothèse d’un empoisonnement pai le mercure, toutefois, la presence constatée du mercure

dans les viscères ne suffit pas à elle seule pour permettre d’affirmer que la mort est le résultat d’une intoxication mercurielle. Avant de formuler une pareille conclusion, il faut examiner dans quelle mesure les symptômes observés avant la mort, les lésions notées à l’autopsie, les altérations histologiques des organes, concordent avec l’hypothèse d'une intoxication par le mercure.

Relativement aux symptômes observés depuis le début des accidents jusqu à la mort, nous transcrivons ici l'observation qu'a bien voulu nous communiquer M. le Dr A... qui a soigné le défunt :

« Le 23 septembre, j’ai été appelé à donner des soins à M. C..., arrivé à 1 heure de l’après-midi de l’hôpital militaire de Mourme-

lon-le-Grand, où il était entré quelque temps avant avec le diagnostic de lîexre continue. Ce jeune homme nous dit que le 20 septembre, la \eille du jour où il devait quitter l’hôpital, avec un congé de convalescence, il demanda à un infirmier de lui

procurer du sous-nitrate de bismuth pour arrêter une diarrhée dont il craignait les effets pendant le voyage. L’infirmier lui apporta un paquet de poudre blanche que le malade disposa luimèine dans un pain azyme, ce qui lui permit d’en remarquer I aspect, qu'il a comparé à celui du sel de cuisine.

« Dix minutes après 1 absorption de ce médicament, le malade est pris de douleurs très violentes à l’estomac, puis dans toute la région abdominale, et aussitôt apparaissent des vomissements sanguinolents, bientôt suivis de selles de même nature. (Le malade nous dit avoir rendu à celte époque des urines très colorées.) Pendant trois jours, le malade ne peut conserver ni aliments, ni médicaments, qui sont aussitôt expulsés par les vomissements; la diarrhée est aussi très intense.

« Le médecin en chef de l’hôpital nous a dit avoir constaté une grande amélioration à partir du troisième jour, et, le cinquième jour, l’état du malade lui paraissant satisfaisant, il l'a laissé partir seul pour Paris, où il est arrivé dans un état de faiblesse très grande, pouvant à peine parler et se tenir debout, Irès amaigri et la physionomie ayant une expression de stupeur très prononcée.

« La première chose qui nous frappe, c’est l'odeur très fétide de l’haleine, qui nous porte à faire tout d’abord l’examen de la bouche, dans laquelle nous découvrons l'existence d’une inflammation intense et généralisée ; les gencives sont particulièrement malades; elles sont molles, gonflées, excoriées, facilement saignantes; les joues et la langue sont aussi rouges et tuméfiées et gardent l’empreinte des dents. Les deux amygdales présentent chacune une plaque de sphacèle plus étendue à gauche qu'à droite. Le malade accuse une sensation d’allongement des dents et se plaint d une salivation abondante. Gonflement très marqué de la région sous-maxillaire à droite et à gauche. Douleur au niveau du creux épigastrique et de la région abdominale, particulièrement dans la fosse iliaque. Douleur beaucoup plus vive au niveau de la région lombaire ; sensation de prurit sur tout le corps; à l’examen de la peau, on trouve sur plusieurs points,, particulièrement à la face externe des cuisses et sur les jambes, une éruption paraissant constituée par des papules et ressemblant à du prurigo. Pas de lièvre, pouls régulier, calme et assez résistant. Rien au cœur, ni dans les poumons.

« En présence de ces symptômes, nous pensons à un empoisonnement par un sel de mercure ; or, la rapidité avec laquelle se sont manifestés les accidents immédiats, et la gravité qu’ils ont affectée, nous prouvent que ce sel a dû être un agent corrosif, agissant comme tel sur la muqueuse des voies digestives où il a d'abord été porté en nature, et donnant ensuite, après élimination, les phénomènes secondaires de stomatite que nous constatons actuellement.

« Pour compléter notre diagnostic, nous demandons à \oir les urines; mais le malade n'urine presque pas et nous devons.

47G PIÈCES ANNEXES

attendre au lendemain pour en avoir une petite quantité.

« Pi ■escription : gargarisme au chlorate de potasse, lait glacé, potion calmante.

« Le 26 septembre, le malade est à peu près dans le même état que la veille ; il continue à vomir, mais il n'a pas eu de diarrhée ; les vomissements sont surtout bilieux. Les urines examinées par la chaleur et l’acide acétique se prennent en masse et forment un coagulum analogue à du fromage blanc. Dès lors est démontrée l’existence d'une néphrite \iolente occasionnée par l’élimination du poison par la voie rénale.

« Dans la journée, nous revoyons le malade avec M. le Dr Ferrand, médecin de l’hôpital Laënnec, qui, après avoir discuté avec nous toutes les hypothèses probables, finit par admettre notre diagnostic : Intoxication par un sel de mercure (très probablement du sublimé corrosif). Nous prescrivons l’application de ventouses sèches et de cataplasmes sinapisés sur les reins, un bain sulfureux et des frictions stimulantes sur tout le corps; continuer l’usage du lait comme unique aliment.

« Le 27 septembre. L’état cérébral s’est aggravé, le malade passe par des alternatives d’agitation et de prostration au milieu desquelles on a de la peine à obtenir quelques instants de lucidité; le malade a des hallucinations de la vue et de l’ouïe. Persistance des vomissements ; reprise de la diarrhée ; les matières rendues par les deux voies contiennent un peu de sang; pas de fièvre.

« Le 28 septembre. Même situation : la diarrhée est plus intense; le malade est dans une grande prostration. Température 36°, 5.

« Le 29 septembre. Les vomissements deviennent de plus en plus fréquents et se produisent aussitôt après l’ingestion des liquides glacés. On prescrit la potion de Rivière.

« Le 30 septembre et le 1er octobre. Rien de nouveau, sauf un affaiblissement progressif du pouls qui reste régulier et d’une fréquence normale.

« Le 2 octobre au matin, le malade parait beaucoup mieux; il a uriné assez abondamment; son état cérébral est très satisfaisant; il répond sans hésitation aux questions qu’on lui adresse. M. le professeur Brouardel, qui voit le malade avec nous ce jour-là, croit pouvoir porter un pronostic favorable, avec des réserves au point de vue de la possibilité d'accidents de perforation intestinale au moment de la chute des escarres qui doivent exister dans l'intestin. Quant à la cause des accidents, il admet comme nous la probabilité de l’hypothèse d’une intoxication mercurielle. — Malgré cette amélioration, le malade continue à se plaindre de douleurs très \ives dans les reins et-ne croit pas autant que nous à celte aîné-

lioration dont on le félicite. — Les vomissements et la diarrhée persistent. — Les urines sont analysées par M. Ogier, directeur du Laboratoire de Toxicologie, qui dose l'albumine (lgr,44 par litre), mais qui ne peut arriver à déceler d'une façon certaine la présence du mercure, à cause de la trop faible quantité d'urine mise à sa disposition ; M. Ogier croit cependant que cette urine contient des traces de mercure.

« Le 2 octobre au soir. L’amélioration constatée le matin ne s’est pas maintenue au même degré, malgré l’émission d’une nouvelle quantité d'urine. La prostration a reparu et les exhémités commencent à se refroidir.

« Le 3 octobre. Nuit très mauvaise, grande agitation; le malade a des hallucinations et ne peut que difficilement être maintenu dans son lit; cependant, il y a encore quelques mictions et les vomissements ont presque cessé; mais la diarrhée persiste. Refroidissement de plus en plus marqué des extrémités. Nous prescrivons le soir un lavement de chloral.

« Le 4 octobre. Le lavement n’a pu être gardé; nuit très agitée; il y a eu encore plusieurs mictions; plus de vomissements; persistance de la diarrhée. A 4 heures, nous voyons le malade avec M. le Dr X..., médecin de la place de Paris, et nous sommes d’avis de remplacer les boissons froides par les boissons chaudes et stimulantes; nous formulons une potion tonique et stimulante avec : extrait de quinquina, acétate d’ammoniaque et sirop d'éther. Frictions sur tout le corps. A 0 heures du soir, nous voyons le malade avec M. le 1>' X... etnous constatons les progrès ,|(> la prostration, de l’algidîté et de l'affaiblissement du pouls qui reste cependant régulier. - Aux moyens déjà prescrits, nous ajoutons un emmaillotement avec une couverture de laine chauffée et imprégnée de vapeurs de genièvre. Nous donnons 2 grammes < e caféine, en 10 paquets à 1 par heure. - Une légère réaction se

produit par ces moyens, mais ne dure pas.

« Le a octobre, à 6 heures du matin. Pouls imperceptible, râle trachéal, refroidissement de plus en plus marque. Nous faisons quelques injections d'éther, qui raniment un peu le malade, puis une injection de caféine. — (.ette legeie ann ihilation maintient pas, et à 11 heures nous trouvons le malade sa s pouls; une nouvelle injection d'éther ne produit aucun lesultat et la mort arrive à 11 h. 15 minutes du matin. »

Comparons les accidents observés par M. le lf A. sont décrits dans les traités classiques comme caractérisant 1 e mpoi-

sonnement mercuriel. , ^ ...

Voici, par exemple, un lahleau emprunte a Tardieu.

PIÈCES ANNEXES

Celte description concerne la forme d'intoxication aiguë, mais a (t i minaison lelativement lente ; elle est donc particulièrement intéressante dans le cas actuel, puisque la mort de M. C... n’est survenue que quinze jours après 1 ingestion du médicament

suspect.

« ... Plus ordinairement, on voit certains symptômes se modifier. La constriction de la gorge se change, après un ou deux jours, en une sensation de douleur et de picotements incommodes qui provoquent par accès une toux convulsive, suivie de l’expectoration d 'un mucus sanguinolent. Puis, apparaissent tous les signes d’une inflammation intestinale, coliques, ténesme, évacuations muqueuses ou sanguinolentes, toujours très douloureuses.

« ... Les ui ines ne sont pas toujours complètement suspendues, mais elles restent très rares et peuvent manquer pendant cinq à six jours...

« L’albumine s’y trouve en général en quantité notable. La bouche est le siège d’une phlogose intense qui s’étend à la langue et à la gorge. Les gencives sont rouges, tuméfiées, saignantes, recouvertes d’un enduit jaunâtre. L'intérieur de la bouche, là luette, les amygdales sont tuméfiées; le pharynx recouvert de fausses membranes; les ganglions sous-maxillaires engorgés, la salivation abondante, l’haleine horriblement fétide.. .

« Vers le cinquième ou sixième jour, s’opère une rémission apparente, les évacuations diminuent de fréquence, mais les malades restent affaiblis, plongés dans une sorte de stupeur et de prostration générale... Dans certains cas, il survient une éruption de taches pétéchiales... On voit alors les individus empoisonnés tomber dans une sorte de cachexie aiguë, caractérisée par des palpitations, des bruits morbides du cœur et des vaisseaux... La faiblesse et rabattement augmentent et la mort arrive sans convulsions, sans agonie, après huit, douze ou quinze jours (1). »

Si Ion co m paie ces descriptions classiques avec les accidents décrits dans l’observation de M.leDr A..., il est impossible de ne pas considérer comme extrêmement vraisemblable l’hypothèse d’après laquelle M. C... aurait succombé à une intoxication mercurielle :

douleurs intenses à l’estomac et dans la région abdominale,

vomissements et selles sanguinolents, — diarrhée intense,

période de rémission du troisième au cinquième jour, — odeur fétide de l haleine, — inflammation intense de la bouche, — (mufle ment de la région sous-maxillaire, — salivation abondante, — éruption sur les jambes et les cuisses, — anurie partielle et

(1) 1 urdiou, Élude médico-légale s::r l'empoisonnement, 2e édi i n, 1875.

présence de l'albumine dans les urines, — faiblesse du pouls, — prostration, etc. — tels sont les principaux symptômes à relever dans l’observation de M. le Dr A..., et ce sont aussi, on vient de le voir, les symptômes qui, d'après les descriptions classiques, précèdent la mort dans l'empoisonnement par le mercure à forme aiguë, mais à terminaison relativement lente.

Les lésions constatées à l'autopsie et à l’examen histologique concordent également avec l'hypothèse d'une intoxication mercurielle.

Parmi ces lésions, les plus importantes sont les ulcérations intestinales et les lésions rénales.

Les ulcérations intestinales siégeaientprincipalementau niveau de la valvule de Bauhin, à l'angle du côlon; elles étaient rouges quand le bourbillon était tombé, jaunes quand elles étaient encore couvertes de leur bourbillon.

Les ulcérations intestinales consécutives à l’empoisonnement par le mercure ont été notées maintes lois; elles se produisent même lorsque le poison n'a pas été ingéré par la voie gastro-intestinale; par exemple, à la suite d’injections vaginales ou utérines de solutions de sublimé; un grand nombre d’observations de ce genre ont été consignées par M. Butte (1).

Des lésions analogues ont été notées par de nombreux auteurs (observations de Stadfeldt, de Relier, l'horn, Millier, Frænkel, Virchow, Senator).

Ces mêmes ulcérations sont également indiquées dans une note de MM. Doleris et Butte, à propos de recherches expérimentales sur des animaux, au sujet de l'intoxication par le sublimé employé pour le lavage des muqueuses saines et des plaies. Le même travail mentionne aussi des lésions des reins (néphrite, augmentation de volume), analogues à celles qu'a révélées l’examen histologique; dont nous avons plus haut donné le résumé.

L’absence complète de putréfaction, au moment où l autopsie a été pratiquée, est digne de remarque : quarante-huit heures après la mort, la putréfaction intestinale n’était nullement commencée ; sans y attacher une importance exagérée, nous signalons le fait, qui est aussi en accord avec 1 hypothèse d un empoi sonnementpar le sublimé, agent antiseptique très efficace et dont la présence dans le tube intestinal et les viscères a pu entra\ei la putréfaction.

(1) Butte, Arch. (l’obstétrique et de gynécologie.

PIÈCES ANNEXES

Pourrait-on invoquer, pour expliquer la présence du mercure dans le cadavre, 1 hypothèse d'une syphilis antérieure et d’un traitement mercuriel? Nous ne le pensons pas, car, d'une part, la recherche la plus attentive ne nous a révélé la présence d’aucune lésion syphilitique ; d’autre part, les symptômes observés chez les personnes qui subissent un traitement mercuriel ne ressemblent en rien à ceux notés pendant la vie de M. C... ; enfin, les ulcérations intestinales et la néphrite ne sont pas indiquées par les auteurs, même par ceux qui ont fait, avec un parti pris évident, le procès de la médication mercurielle de la syphilis.

Aucun des phénomènes observés pendant la maladie de M. C..., aucune des lésions trouvées à l’autopsie, ne peut être invoqué en faveur de l'hypothèse d’une syphilis antérieure ou d’un traitement mercuriel prolongé.

Nous axons ui, au contraire, que les symptômes notés par les auteurs dans les intoxications mercurielles brutales, mais à marche relativement lenle, les lésions décrites, depuis quelques années, à la suite de ces intoxications, sont en concordance complète avec l’observation rédigée par M. le 1> A... et avec les résultats de l’autopsie.

Il nous reste à dire quelques mots sur la nature du composé mercuriel qui a été ingéré.

L analyse ne nous a point donné de renseignements sur ce point.

On a vu, dans l’observation de M. A..., que le malade a comparé 1 aspect du sel qui lui aurait été remis à du sel de cuisine. Cette déclaration permet de supposer que le sel en question était réellement du bichlorure de mercure ou sublimé.

Le calomel (sous -chlorure ou protochlorure) se présente toujours sous la forme d'une poudre blanche et ténue; d'autres sels de mercure employés en thérapeutique sont colorés (biiodure, rouge ; protoiodure, jaune verdâtre; oxyde, jaune ou rouge, etc.).

Le sublimé est tantôt sous forme de poudre blanche, tantôt en cristaux plus ou moins volumineux; ces cristaux ont quelquefois une liés légère teinte gris jaunâtre ; en sorte que, grossièrement pulvérisés, ils peuvent ressembler assez bien à du sel de cuisine.

L azotate de mercure pourrait aussi, il est vrai, offrir un aspect analogue.

Le tableau des accidents observés s’accorde mieux avec l’hypothèse d’un empoisonnement par le sublimé que par tout autre sel mercuriel.

Relativement à la dose ingérée, nous n’avons pas non plus de documents précis. Il est évident que les quantités de mercure retrouvées par 1 analyse ne représentent qu'une faible portion de la dose avalée; il est à supposer que celte dose a dû être assez lorle, puisque, malgré les vomissements, la diarrhée el les autres causes d’élimination, il existait encore, quinze jours après l’ingestion, des quantités pondérables de métal toxique dansées \ iscères.

Conclusions. 1. Les symptômes observés pendant les quinze jours qui se sont écoulés depuis l’ingestion du médicament suspect jusqu’à la mort sont ceux qu’ont décrits les auteurs dans la forme subaiguë de l’empoisonnement par un composé mercuriel.

II. Les lésions constatées à l’autopsie et à l’examen histologique des viscères (notamment les ulcérations intestinales, les lésions des reins et du foie) sont celles trouvées à l’autopsie des personnes qui ont succombé à l’intoxication mercurielle. Ce sont celles que l’on provoque artificiellement dans les expériences faites sur les animaux.

III. Enfin, l’analyse chimique a démontré la présence dans les viscères de quantités notables d’un composé mercuriel, principalement localisé dans le foie, l'intestin et surtout dans les reins.

l\ . De l’ensemble de ces laits, il résulte que la mort de M. C... doit etre attribuée a un empoisonnement par un composé mercuriel.

Ce composé était probablement du sublimé corrosif.

P. Brocarder

NUMEROS

d’ordre.

PIÈCES ANNEXES

Tableau synoptique des professions où les ouvr

TRAVAIL OU OPERATION

EXPOSANT PLUS PARTICULIÈREMENT A l.’lNTOX ICA

Ouvriers des mines de mercure .

.Travail des fours de distillation, extraction du i cure des chambres de condensation, extra du mercure

. . ... ' Séparation de Tardent des minerais en am

Ouvriers des mines argentifères , ,e

Doreurs au mercure.

Argenteurs au mercure.

Bijoutiers et orfèvres. . .

' Application à c: aud de l’amalgame d’or sur le:

1 jets à dorer

' Application à chaud de l’amalgame d’argen

1 les objets à argenter

1 Traitement à chaud des amalgames d’or pour

vifier ce métal . ...

' Traitement à chaud des amalgames de zinc

Ouvriers des usines de force électrique, i revivifier |es résjdus des piles.

'Ébullition du mercure dans le remplissage tubes

Constructeurs de baromètres.

Chimistes

' Manipulation du mercure. Trempage des n

Fabricants de produits chimiques. . . ,

dans la cuve A Hg

t Emploi des sels de mercure dans la prépari des couleurs d’aniline. Préparation des ro

\ de mercure

Fabricants de jouets coloriés ! Manipulation des rouges de mercure. . ......

( Emploi du sublimé comme mordant dans la

Imprimeurs sur drap. Teinturiers \ ture ^es plumes. Opération du trempage

r objets dans le bain de préparation

} Manipulation du mercure. Préparation de Ta

Bronzeurs de figurines ) game d’étain à appliquer sur des figurine

( plâtre. Façonnage des objets

Décapeurs de métaux à dorer • ■ • | Préparation du sel acide de mercure

Travaux du secrétage ou du brossage des pe Fabricants de chapeaux de feutre. Cou A ('c ' éjarrageou dépouillement des peaux, de

peurs de poils de lapin sonnage ou battage des poils avant leur feuti

I Manipulation du mercure pour la préparais

Fabricants d’amorces fulminantes t Préparation du fulminate. Opération de la dis

/ lion du mercure

Fabricants de serpents de Pharaon j Préparation du mélange

t Manipulation du bichlorure de mercure et d Damasquineurs de canons de fusils. S traie acide. Préparation et application des

Damasquineurs-bronzeurs ) ches de bronzage

Manipulation du mercure. Transport des b:

Étameurs de glaces ^ *]ise *“in- Revivification de l’étain cot

6 i dans les regratures et avivures. 1 raitem

f chaud de ces amalgames

Coloristes de fleurs artificielles | Manipulation de couleurs à base de mercuri

/ Manipulai o des sels de mercure. Manœuvres

Empailleurs ) dermiques. Montage et réparation des i

/ empaillés

Prise de l’image dans la chambre claire. Ex ti n des plaques isolées aux vapeurs m rieiles (anciens procédé*). Manipulation de mercuriels. Dans les procédés actuellemen tés, renforçage des clichés par immersion un bain de sublimé

Injecteurs de bois et poteaux télégra-| Manipulation du bichlorure

phiques ’

Ouvriers occupés à la préparation des) Tiavail de la préparation des fils et de la pr

lampes à incandescence \ tion du vide dans les lampes. . ..........

, . j Séjour dans les locaux mal ventilés viciés pa

Employés de tirs i vapeurs toxiques

Photographes.

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