FORME LENTE
sonnes intoxiquées, le diagnostic a été très long à établir. A Hyères on mit plusieurs mois, en Angleterre également ; lors des intoxications du Havre, on incrimina tout d’abord l’hygiène de la maison habitée par les victimes ; on pensa qu il existait dans le terrain situé au-dessous de l'habitation un lac focal, dont les miasmes avaient occasionné la mort de plusieurs des occupants. C’est même pour la recherche des conditions hygiéniques de cette habitation que nous avions ote primitivement commis, et ce n’est qu'après l’autopsie
d une des victimes que l’intoxication arsenicale fut découverte.
Dans cette forme, on voit survenir, plus ou moins marqués, tous les troubles ordinaires de l’intoxication arsenicale subaiguë, mais quelques symptômes, et non des moindres, les troubles digestifs par exemple, peuvent manquer.
Encore plus fréquemment que dans l’intoxication aiguë d y a des rémissions et des rechutes, sans qu’il soit cependant necessaire qu’il y ait eu une nouvelle administration du poison. Mais les deux hypothèses peuvent être soulevées et parfois il est difficile d’écarter l’une d’elles Au nombre des intoxiqués du Havre, un nommé Perrote, âge de vingt et un ans, entra à la pharmacie comme élève en septembre 1885. Au mois de février 1886, il eut des vomissements fréquents, de quatre à six par jour, et peu après U fut pris d affaiblissement des jambes avec picotements violents dans les pieds. On diagnostiqua un embarras gastrique avec affaiblissement des membres lié à cet état morbide, il se rendit à Elbeuf pendant tout le mois daoût, et, remis complètement de ces accidents, il rentra à la pharmacie. Presque aussitôt, il fut repris de vomissements et de troubles de la marche et, le 10 septembre, il tomba dans la rue subitement frappé de paralysie; il n’alla plus a 1a pharmacie, et l’amélioration fut assez rapide • le 16 décembre, il reprend sa place; aussitôt, nouveaux vomissements et faiblesse des jambes et il est obligé de cesser tout travail en janvier 1887. Il revient au mois de juin I . Brouardel. — Les Intoxications. 9
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Je vous ai déjà parlé de la ma 1 de don le D ^
rapporté l’histoire. Pour combattre mi e« ^ ^
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rapporte qi 1 du lail conlenant de l’arsenic.
'Tes^ccidents les plus graves se manifestèrent chez le
Stober, Virées t. CXV.II, 3, 1887, p. *04.