MODES D’ACTION
^ digestive, et s il n y a pas eu élimination suffisante, l’arsenic joue au maximum son rôle conservateur, il empêche le développement des microbes de la putréfaction dans l'intestin. Wurtz a signalé ce fait que, dans les intoxications arsenicales, dès le début, les colibacilles quittent le tube intestinal, et, traversant les parois, envahissent la cavité abdominale. D'autre part, Malvoz (de Liège) prétend que, lorsqu il y a intoxication lente, les microbes envahissent le sang et, grâce a la circulation posthume, sont répandus dans tous les tissus dont ils hâtent la putréfaction.
S il y a eu ingestion d'une préparation arsenicale et diffusion dans les organes, et si la mort est survenue avant 9ll'il y ait eu élimination, la conservation sera plus longue ; au contraire, elle sera d’autant moindre que l’élimination du toxique aura été plus complète.
Dans I absorption par la voie cutanée ou sous-cutanée, la conservation est généralisée, mais souvent moins complète que dans l’ingestion par le tube digestif.
Messieurs, que pouvons-nous conclure? La conservation des cadavres de personnes ayant ingéré de l'arsenic est indéniable, mais elle est directement sous la dépendance du mode d’ingestion et de la quantité ingérée, de l’arrêt de la termentation intestinale, de la diffusion du poison dans 1 organisme, enfin de sa persistance dans les tissus, c’està-dire de son élimination plus ou moins complète.
Un dernier mot au sujet de l’exode des bacilles du tube digestif. L'existence de la fièvre, dans les intoxications âr£emcales par doses répétées, pourrait fort bien dépendre de la diffusion du colibacille et des autres microbes intestinaux dans l'économie.