‹ Les Invalides CérébrauxChapitre 15 sur 35 · DE A AN · texte numérisé non relu

DE A AN

tionner : 1l renferme plus de cellules, les fibres sont en partie myélinisées, l'irrigation en est mieux assurée ; le droit, au contraire, est incomplètement développé. M. Prerrer faisait, à ce sujet, remarquer dans son cours qu’il ne paraît pas démontré que le développement exagéré d’un hémisphère ou d’une circonvolution soit lié à une hypertrophie matérielle. « Le cerveau, « dit-il, n'esé pas comme un biceps, il n'augmente pas par suraclivité de la fonction!. » En effet, l’on trouve assez souvent chez les idiots de très grosses circonvolutions.

Si nous avons insisté sur le latéralisme normal, physiologique et anatomique, c’est pour montrer combien est exagérée l'opinion de ceux qui en font un signe de dégénérescence, Si le latéralisme existe chez l’aliéné, et chez l’anormal, où 1l se manifeste sous forme de plagiocéphalie, c'est à un degré plus considérable que chez l’homme normal, mais il n'y a là qu’une question de degré. « Le déséquilibre est un phénomène « normal : c'est le caractère propre à l'être humain « qui le rend supérieur aux autres animaux!. »

3° La cicatrice. — Dans les pages précédentes nous avons vu le rôle important joué par les processus inflammatoires au niveau du cerveau, durant la première enfance ; mais la pathogénie des troubles nerveux ou psychiques consécutifs, de ceux surtout qui surviennent plus tard au cours de l’évolution de l'individu, s’éclaire singulièrement, si l’on admet que,

! Cours du professeur, 1907-1908.

dans la plupart des cas, pour ne pas Hire dans tous, la maladie a laissé des cicatrices. :

L'on connaît depuis longtemps l’importance des cicatrices en pathologie nerveuse. L'on trouve dans la Revue de médecine et de chirurgie de 1877 le premier mémoire paru sur la question : il est dû à M. Trr- PIER et l'expérience, inspirée par l’observation d’un malade, a été faite sur le chien dans le laboratoire de M. le professeur ARLoiNG. « 1 s'agissait d'un

sujet mort d’une affection pulmonaire, après avoir « présenté une hémipléqie incomplète dans la région « qui, quatre ans auparavant, avail été le siège d’une « paralysie semblable, sans qu’à l’autopsie il fut « possible de trouver autre chose qu'une seule et an- « cienne lésion’. » |

L'expérience de M. R. Triprer consistait à faire réapparaître chez un chien, par une certaine dose de morphine, des symptômes paralytiques guéris, consécutifs à une lésion cérébrale. Dans sa thèse”, faite sous l'inspiration de M. Prerrer, M. Bouvar interprète « des « phénomènes convulsifs localisés, avec parésie sura- « Joutée chez une urémique comme dépendant d’un « rappel toxique dû à l'accumulation des poisons « urémiques dans la sphère d'une ancienne lésion « du cerveau ».

1 Ces travaux et ces expériences, faites sur l'animal, ont été repris par Raymond et Artaud /Rev. de méd., 1885} et, plus tard, par Rossolimo /Neurol. Centralblatt, 1892), mais c’est l'Ecole lyonnaise qui a apporté la contribution la plus importante à cette étude des cicatrices.

? Bouvat, th. Lyon, 1883,

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