‹ Les Invalides CérébrauxChapitre 16 sur 35 · ET ET PR ER PA NS ET SP · texte numérisé non relu

ET ET PR ER PA NS ET SP

Depuis, soit dans ses cours à la Faculté, soit dans ses leçons cliniques à l'asile de Bron, M. Perret n’a cessé d’insister sur le rôle important joué par ces cicatrices dans la genèse des divers troubles nerveux, particulièrement des troubles moteurs à caractère convulsif, du type de l’épilepsie, par exemple‘. Nous ne saurions mieux faire pour résumer l'essentiel de la question que de rapporter en partie les conclusions de la communication de M. Perret au Congrès international de médecine, tenu à Rome, en 1894, sur la pathogénie des cicatrices cérébro-spinales ; « un grand « nombre de sujets ayant été, pendant leur premier « âge, atteints de maladies infectieuses à localisations « nerveuses deviennent, par le fait de leur guérison, « des cicatriciels. Chez de tels malades, une intoxica- « tion quelconque peut amener des convulsions qui « garderont un certain caractère local, soit au début, « soit à la fin des attaques. Les phénomènes dus aux « imprégnations toxiques des points du système ner- « veux où siègent des scléroses guéries ou latentes ne « sont pas uniquement de caractère convulsif, ce peu- « vent être des phénomènes moteurs, sensitifs ou « psychiques, aussi variés que possible, souvent très « fugaces. »

Depuis lors, ces faits de cicatrice ont été souvent étudiés et on en trouvera une étude complète dans deux articles de M. Rugrr, parus dans la Revue de

1 « Beaucoup d’épilepsies, dites essentielles, ne sont pas autre chose que la manifestation tardive d’une encephalopathie infantile parvenue à son stade anatomique définitif». Brissaud, Traité de méd.,t.IV, Leçons sur les maladies du syst.nerv., Paris, 1895.

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