‹ Les Invalides CérébrauxChapitre 26 sur 35 · AS PO OS I D ET TT VE RE PRE SSP ES OUT TE) PPASER IR · texte numérisé non relu

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CRE) Mo l'établissement des fonctions génitales, on avait pu améliorer l’état psychique, la puberté apporte un tel trouble mental que le déséquilibre s’affirme et s’établit définitivement. Alors apparaissent de mauvais instincts que le plus souvent la patience des éducateurs ne pourra détruire. C’est ce que M. Prerrer appelle l'Ecueil de la puberté. C’est contre cet écueil que viennent s’échouer les méthodes de M. BourNEvILLE: et c’est là, pour le médecin, comme pour le pédagogue une bien cruelle déception que de perdre en quelques mois le fruit d’une très longue patience.

On le voit, le champ qui s'offre à l’activité médicale pour le traitement de l’anormalité est assez vaste, mais l'on peut espérer davantage. Le but du médecin moderne est encore plus de prévenir que de guérir. Comme l’écrivait M. Prerrer, «en surveillant la santé « des conjoints en voie de procréation, en suivant de « très près la marche des grossesses, le développement « des jeunes et l'hygiène des adultes, nous pourrons « arriver à diminuer la production de ces invalides du « cerveau, de ces cérébraux qui, ayant perdu leur « virginité cérébrale (LAsèquE) peuvent à l’occasion « transmettre leurs tares à quelques-uns de leurs « descendants! ».

III. Le milieu social. — Comment finissent les anormaux. — Les chapitres précédents nous ont appris à considérer l'anormal comme un malade, et comme un malade d’un genre tout particulier : c’est un

1 L'hérédité psychopathique, Revue scient., 1896, p. 648.

es D ae faible, un infirme que la moindre intoxication, que le moindre écart de régime peut détraquer et par suite un individu mal armé pour la lutte pour la vie. S'il en fallait croire les doctrines darwiniennes et lamarckiennes sur la survivance du plus apte, la sélection sexuelle aurait tôt fait de débarrasser la société de ses anormaut; c’est bien en effet ce qui se produit, car beaucoup d’entre eux évoluent soit vers le crime, soit vers la folie. L’asile et la prison sont les deux endroits où l’on peut rencontrer ces « fins d'anormaux». Ils y aboutissent d'autant plus vite que le milieu où ils se débattent les y pousse encore en quelque sorte fatalement.

Notre but n’est pas dans cette étude d'envisager la question d’un point de vue sociologique et moral, mais il est pourtant nécessaire pour être complet de suivre pas à pas ces anormaux comme des cas pathologiques, ayant une évolution propre. Nous en avons éclairci les origines, voyons-en maintenant les diverses terminalsons.

L’entourage immédiat de l'enfant, durant les premières années de sa vie, influe assurément beaucoup sur la rapidité de cette évolution, mais non sur sa nature elle-même. En effet, les parents se refusent trop souvent à considérer leur enfant comme un malade. Au contraire, certains s'illusionnent à ce point qu'ils ne voient dans leurs troubles psychiques ou nerveux que des signes d’une originalité particulière, parfois enviable de leur point de vue. Ils ne sont pas loin de les croire au contraire d’une intelligence supérieure à celle des autres enfants. Cela se voit aussi bien chez le pauvre que chez le riche, et ce sentiment est presque uni-

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