‹ Les Invalides CérébrauxChapitre 27 sur 35 · AA D · texte numérisé non relu

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versellement répandu chez les parents que leur progéniture est parfaite et douée des meilleurs instincts.

Les chemins sont variés pour aboutir à la folie ou au crime : disons que nous entendons par ce mot, tous les actes antisociaux dont se rendent coupables les anormaur. L'enfant est assez souvent d'un milieu pauvre. D’après une statistique allemande, 74 pour 100 de ces enfants appartiennent à une classe peu instruite de la société ; 5 pour 100 à une classe tout à fait ignorante. Souvent aussi, le père et la mère travaillent chacun de leur côté et ne peuvent s'occuper de leurs enfants (36 pour 100) qui sont livrés tout jeunes à eux-mêmes. Cette grande liberté, laissée aux enfants, n’a guère d'autre inconvénient à la campagne, que de mauvaises habitudes contractées et une éducation qui laisse beaucoup à désirer ; mais dans les villes il en est autrement. Abandonnés à eux-mêmes, courant les rues toute la journée, au lieu de fréquenter l’école, ils nouent des relations dangereuses où la force du mauvais exemple achève la démoralisation que, dans ces cerveaux débiles, la force d’attraction qui existe entre ces dégénérés avait déja commencée. Car 1l est à retenir ce fait, déjà signalé par bien des auteurs, que les faibles d'esprit, les anormaux, les vicieux de toutes sortes, sympathisent rapidement entre eux et se recherchent de préférence à tout autre enfant normal.

Ajoutons rapidement, car nous ne pouvons insister davantage sur ces points intéressants, que trop souvent ces enfants ne trouvent pas dans la famille le calme, ni l'exemple des vertus qu’ils devraient pratiquer. Dans plus d’un quart des cas, leur famille est troublée ou

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