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LIVRE TROISIÈME

remplaça, à la tête de l'armée de la Moselle, le jeune et brillant Hoche.

Le 1 5 avril , peu de jours après son arrivée dans les Ardennes , le nouveau général battit à Arlon le général autrichien de Beaulieu. Le 21 mai, il laissa un de ses généraux , Moreau , à la tête de trois divisions, entre Longwy et Kaiserslautern, puis, avec une cinquantaine de mille hommes, il s'approcha de la Sambre et rallia la droite de l'armée du Nord , repoussée de Charleroi. Alors les deux armées réunies n'en formèrent plus qu'une qui prit le nom d'armée de Sambre-et-Meuse. Elle était forte de quatre-vingt mille combattants.

Il repassa la Sambre, chassa les Autrichiens de toutes leurs positions sur la rive gauche de cette rivière, et ordonna de reprendre les travaux du siège de Charleroi. Jourdan fit prendre position à ses troupes autour de la ville, ayant un corps d'observation nombreux, les ailes à la Sambre , le centre dans la plaine de Rausart. Les travaux furent dirigés par le célèbre ingénieur Marescot.

Le 16 juin, Jourdan, qui venait de passer la Sambre avec toutes ses divisions, tomba inopinément sur les colonnes autrichiennes, qu'un épais brouillard lui avait cachées. On combattit avec acharnement de part et d'autre pendant la plus grande partie de la journée; et ce ne fut que vers cinq heures du soir que, le centre des Français

ayant éprouvé quelques désordres, toute l'armée fut obligée de repasser la Sambre, en abandonnant encore une fois le siège de Charleroi, si imprudemment commencé.

La journée du 26 juin, connue sous le nom de bataille de Fleurus, eut de très-importants résultats. Indécise sur le terrain même de l'action, elle devint décisive le jour suivant, grâce à la hardiesse que mit Jourdan à profiter du mouvement rétrograde du prince de Cobourg. Après Fleurus, le général en chef de l'armée de Sambre -et -Meuse opéra un mouvement de concentration et réunit ses troupes à celles de l'armée du Nord, et leur jonction, le 10 juillet, à Bruxelles, força l'ennemi à se replier, découvrant Landrecies , le Quesnoy, Valenciennes et Condé. Ces places, assiégées par Marescot, capitulèrent les 16 juillet, 16, 26 et 27 août 1794. Poursuivant le cours de ses succès, Jourdan s'empara de la ville et de la citadelle de Narnur le 16 juillet.

Après avoir battu les Autrichiens en avant de Louvain, le 27 du même mois, il occupa Tongres et menaça les communications des Impériaux, qui mirent la Meuse entre eux et l'armée française.

Le 2 octobre, le général en chef de Sambre-et- Meuse, se trouvant à la tète de cent mille combattants, attaqua vigoureusement l'ennemi et le battit complètement à Aldenhoven.

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