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LIVRE DEUXIÈME

Le lendemain 20, ce même comité, sur la présentation de la commission des secours, nomma les citoyens Dunoyer, du département du Jura, et Herbaut, du département de l'Oise, membres de l'agence de la maison nationale des Invalides, établie par arrêté du 25 courant en remplacement de l'administration créée par la loi du \ 6 mai 1 792.

Signés :

Robespierre, G. A. Prieur, Collotd'Herbois, B. Barrère, Billaud- Varenne.

Le 4 fructidor an II (21 août 1794), la Convention nationale décréta que les militaires qui ne s'étaient pas retirés à l'Hôtel ou qui en sortiraient pour jouir de la pension toucheraient 300 fr. par an à compter du 23 septembre.

D'autres décrets succédèrent à celui-ci et apportèrent les nouvelles améliorations que l'on pouvait réaliser.

L'un d'eux créa dans l'Hôtel une école pour enseigner à lire, à écrire, à compter. Des secours annuels furent accordés aux veuves âgées de cinquante ans au moins, ainsi qu'aux enfants des invalides et des militaires retirés avec pension. On chercha, en outre, le moyen de faciliter aux vieux soldats

privés d'un membre et qui connaissaient quelque métier la possibilité d'exercer une industrie.

L'administration de l'Hôtel, comme nous l'avons vu, était du domaine du ministère de l'intérieur et sous la surveillance de la commission des secours publics. Mais c'était dans la salle des jacobins que les affaires se traitaient

Selon ces hommes , tristement célèbres , la réforme de l'Hôtel n'était pas complète, surtout sous le rapport de l'égalité. Il ne leur suffisait pas que la nourriture des officiers fût la même que celle des soldats, ils entendaient que l'égalité des traitements fût la même pour tous.

Enfin, par suite de la dissidence entre les gouverneurs et le désaccord prononcé entre ceux que l'on appelait les vieux et les jeunes invalides, l'Hôtel était à peu près dans une anarchie complète.

Le 22 brumaire an V, le Directoire exécutif, sur le rapport du ministre de la guerre, fit paraître un arrêté portant règlement de la nouvelle administration de l'Hôtel.

À cette époque un lieutenant de l'établissement , nommé Gilbert, fil paraître, sous le titre de Pétition des invalides, un pamphlet contenant des insultes très-graves contre le Corps législatif; pamphlet capable d'indisposer l'année et les vieux soldats contre le gouvernement. Le Directoire fit décréter d'accusation l'auteur de ce libelle. Traduit devant ses

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