‹ Les InvalidesChapitre 53 sur 322 · LIVRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIÈME

Les grands dignitaires, les ministres et les grands officiers de l'Empire qui n'étaient pas venus à cheval, ainsi que les membres du grand conseil, le grand chancelier et le grand trésorier de la Légion d'honneur, se sont réunis au même lieu et ont pris leur rang dans le cortège.

Le cardinal archevêque de Paris, avec son clergé, a reçu Sa Majesté à la porte de l'église et lui a présenté l'encens et l'eau bénite. Le clergé a conduit processionnellement Sa Majesté sous le dais jusqu'au trône impérial, au bruit d'une marche militaire et des plus vives acclamations.

Sa Majesté s'est placée sur le trône , ayant derrière Elle les colonels généraux de la garde, le gouverneur des Invalides et les grands officiers de la couronne.

Aux deux côtés et à la seconde marche du trône se sont placés les grands dignitaires; plus bas et à droite, les ministres; à gauche, les maréchaux de l'Empire; sur les marches du trône, le grand maître des cérémonies; en face du grand maître, le grand chancelier et le grand trésorier de la Légion d'honneur. Les aides de camp de l'Empereur étaient debout sur les degrés du trône.

A droite de l'autel, le cardinal légat s'est placé sous un dais et sur un fauteuil qui lui avaient été préparés.

A gauche de l'autel, le cardinal archevêque de

Paris avec son clergé. Derrière l'autel, sur un immense amphithéâtre , étaient rangés sept cents invalides., et deux cents jeunes élèves de l'Ecole polytechnique.

Toute la nef était occupée par les grands officiers commandeurs, officiers et membres de la Légion d'honneur.

Le grand maître des cérémonies, ayant pris l'ordre de Sa Majesté, a invité le cardinal légat à officier, et Son Excellence a commencé la célébration de la messe.

Après l'Evangile, le grand maître des cérémonies, ayant pris de nouveau les ordres de Sa Majesté, a conduit sur les degrés du trône le grand chancelier de la Légion d'honneur.

Le grand chancelier a prononcé un discours éloquent sur les souvenirs que rappelait cette grande journée, sur le malheur des troubles politiques et sur la reconnaissance due au héros dont le génie a su conserver les principes qui ont commencé la révolution, et terminer les maux qui l'ont suivie. Son Excellence a noblement tracé les devoirs qu'imposait l'institution de la Légion d'honneur à tous ses membres; il a développé avec force les nombreux avantages qui devaient résulter de cette réunion des plus illustres soutiens du gouvernement et de la patrie.

Après ce discours, les grands officiers de la

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