‹ Les InvalidesChapitre 65 sur 322 · LIVRE DEUXIEME · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIEME

vieux soldats, la religion, cette ressource des derniers jours, ne pouvait être trop honorée. »

L'Empereur y ordonna aussi le rétablissement du maître-autel.

Il visita ensuite la grande cuisine,- il goûta les aliments et les trouva convenables.

Puis il parcourut les infirmeries en encourageant les blessés par des promesses d'un sort meilleur.

Il visita la bibliothèque et ordonna l'acquisition de plusieurs ouvrages.

Arrivé à la salle du conseil, il s'y reposa pendant quelques instants, en recevant du gouverneur quelques renseignements qu'il avait demandés.

L'Empereur sortit enfin de l'Hôtel, en laissant les pensionnaires sous le charme de l'intérêt qu'il venait de leur prodiguer.

Le 26 mai 1 808, jour anniversaire de la prise de Dantzig, conformément aux décrets de l'Empereur et Roi, le cœur de Vauban fut transféré dans le mausolée qui lui avait été érigé vis-à-vis de celui de Turenne, sous le dôme de l'hôtel impérial des Invalides.

Ce précieux dépôt était placé dans la salle d'audience de l'hôtel du ministère de la guerre, sous un buste du maréchal, au milieu d'armes et de drapeaux pris à Dantzig et dans d'autres places conquises par nos armes.

A midi une salve d'artillerie a annoncé à la capi-

taie le départ du cortège. Le cœur, porté par M. le Pelletier d'Aulnay, arrière -petit -fils de Vauban, a été déposé dans un char orné d'armes et de drapeaux.

Le cortège- s'est ensuite mis en marche de l'hôtel de la guerre dans l'ordre suivant :

l*i i corps de cavalerie ouvrant la marche:

Le général commandant la division et la place, k cheval à la tète des deux états-majors;

Un bataillon des élèves de l'École polytechnique;

Quatre corps d'infanterie, de cavalerie, d'artillerie et du génie, avec les armes, les bouches à feu et autres machines de guerre, ouvraient la marche du cortège.

Des régiments d'infanterie formaient la haie, depuis l'hôtel du ministre de la guerre jusqu'à celui des Invalides.

Apparaissaient d'abord quatre pièces de canon représentant celles qui furent données au maréchal après la prise de Philisbourg.

Puis venaient :

Le char portant le cœur de Vauban ;

Les voitures des ministres, dans l'une desquelles était M. le Pelletier d'Aulnay, arrière-petit-fils du maréchal ;

Celles des maréchaux:

Des premiers inspecteurs généraux :

Des colonels généraux;

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